le grand perdant

 

Benjamin d’une famille au dernier barreau de l’échelle, le pire des cancres à l’école, au dernier grade à l’armée, indécrottable traînard au boulot… il sera sa vie durant le définitif boulet de l’immense troupeau des derniers. A cause d’un physique exécrable de jeune dernier il ne fera jamais de conquêtes féminines. Obsédé par son qualificatif de dernier, il sera nihiliste, désirant par dessous tout ne tenir à rien.

Il a un jour, à la dernière minute, vent d’un concours, de la plus basse renommée, dont le perdant remporte un voyage en solitaire sur l’ultime île sauvage du monde.

Heureux perdant, il le gagne.

Les habitants de l’île, des végétariens en pénurie de légumes, ne font qu’une bouchée du nouvel arrivant.

Il aura, en guise de croix, droit à un morceau de plastique planté sur sa tombe, tout au bout d’une plage encombrée de perdants à des concours, sur laquelle sera gravée l’épitaphe : le der des ders.

Il sera gratifié d’une légion d’honneur pour avoir été si sensé de ne croire en rien de bon pour lui.

Il s’en bat encore les tibias !

Une Marion nette

Oui tu es mon créateur, et moi ta poupée

Nous sommes tous tes jolis jouets

Tu dis nous aimer, mais tu nous mènes par le bout du nez.

Ne tire plus trop sur nos ficelles parce qu’elles vont finir par casser

 

Rends nous notre liberté …

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Quand j’étais mauvaise sœur

J’aurai presque tout fait dans ma vie, même la nonne … j’allais à cette époque, à dos de cheval, par monts et par vaux répandre mes paroles,  » Peace, Love, and rock’n’ roll «   ❣❣❣

Mais personne n’y croyait, surtout quand je mettais en fond sonore des morceaux impies … alors je me suis défroquée ou plutôt dérobée !

« Le dragon » Ray Bradbury

Nouvelle extraite d’un remède à la mélancolie,  (1956)

Le vent de la nuit faisait frémir l’herbe rase de la lande ; rien d’autre ne bougeait. Depuis des siècles, aucun oiseau n’avait rayé de son vol la voûte immense et sombre du ciel. La nuit régnait sur les pensées des deux hommes accroupis près de leur feu. L’obscurité, lourde de menaces, s’insinuait dans leurs veines. Les flammes dansaient sur leurs visages farouches, faisant jaillir au fond de leurs prunelles sombres des éclairs. Immobiles, effrayés, ils écoutaient leur respiration. L’un attisa le feu avec son épée.
Arrête ! Idiot, tu vas révéler notre présence !
– Qu’est-ce que ça peut faire ? Le dragon la sentira de toute façon à des kilomètres à la ronde. Quel froid ! Si seulement j’étais resté au château !
– C’est le froid de la mort. N’oublie pas que nous sommes là pour…
– Pourquoi, nous ? Le dragon n’a jamais mis le pied dans notre ville !
– Tu sais bien qu’il dévore les voyageurs solitaires se rendant à la ville voisine…
– Qu’il les dévore, et nous, retournons d’où nous venons !
– Tais-toi ! Écoute…

Ils prêtèrent l’oreille un long moment. En vain. Seul le tintement des boucles agitées par le tremblement convulsif de leurs montures trouait le silence.
Le second chevalier se lamenta.
– Quel pays de cauchemar ! Tout peut arriver ici ! Les choses les plus horribles…Cette nuit ne finira-t-elle donc jamais ? Et ce dragon ! On dit que ses yeux sont deux braises ardentes, son souffle, une fumée blanche et que, tel un trait de feu, il fonce à travers la campagne, dans un fracas de tonnerre, un ouragan d’étincelles, enflammant l’herbe des champs. Au lever du jour, on découvre ses victimes sur les collines. Combien de chevaliers sont partis combattre ce monstre et ne sont jamais revenus ?
– Assez ! Tais-toi !
– Je ne le redirai jamais assez ! Perdu dans cette nuit je suis incapable de dire en quelle année nous sommes !
– Neuf cents ans se sont écoulés depuis la nativité…
– Ce n’est pas vrai. Sur cette terre ingrate, le Temps n’existe pas. Nous sommes déjà dans l’Éternité. Il me semble que si je revenais sur mes pas, si je refaisais le chemin parcouru, notre ville aurait cessé d’exister. Ne me demande pas comment je le sais ! Cette terre le sait et me le dit. Nous sommes seuls dans le pays du dragon.Que Dieu nous protège !
– Si tu as peur, mets ton armure !
– À quoi servirait-elle ? Le dragon surgit d’on ne sait où. Nous ignorons où se trouve son repaire. Il disparaît comme il est venu. Nous ne pouvons deviner où il se rend. Eh bien, soit ! Revêtons nos armures. Au moins nous mourrons dans nos vêtements de parade.
Le second chevalier n’avait pas fini d’endosser son pourpoint d’argent qu’il tourna la tête. Lire la suite

L’Australie brûle depuis déjà 4 mois …

Un demi milliard d’animaux de toutes espèces seraient morts, c’est l’horreur … une hécatombe qui me donne l’envie de pleurer. Et ce sinistre fait d’hiver n’est pas prêt de finir !

Je ne veux pas me la jouer bébête Nostradamusette de blog, mais l’espèce humaine en continuant ses activités absurdes finira aussi par bientôt s’écrouler, comme un chateau d’allumettes …

Pourquoi serait elle indestructible elle ?

Alors qu’elle arrête de procréer inconsidérément, pour son plaisir égoïste, et respecte les autres vies, Elle est pourtant parait il, toujours second elle, bien sur, l’unique espèce, la plus intelligente, des espèces vivantes.

Tout cela est d’un parfait désespérant…

Votre second moi animal est il conscient de notre anachronisme dans ce monde qui aurait pu être si beauuuuuuuuu, sans nous ?

Tchin-Tchin !🥂

Et  oui chat Épicurien ne t’inquiète pas, on va l’arroser, nous les fidèles de ce divin breuvage, les amoureux d’une vie quelquefois soûlante, mais si jolie quand tu oublies sa lie, ses cotés quelquefois hara-kiris , pour n’admirer que sa beauté et vivre sa profonde « drôlerie ».

Nous n’en avons qu’une et toi gros minou tu ne le sais pas et c’est tant mieux pour toi …Miaou ! Miaou !

Alors trinquons ce soir, demain, après demain…à deux mille vins en nous regardant droit dans des yeux souriants de vie !

Tchin-Tchin et à l’année prochaine si on est pas tous ivres-morts 😊

court-bouillon

Colin, très loin d’être un mollusque, termine au bar sa traversée de vingt mille lieues sous les mers lorsqu’une gigantesque ombre obscurcit l’océan.

Les cendres de Stella, l’étoile brûlante de passion pour Vénus, pleuvent sur le peuple de l’eau, et la star pourpre dégringole dans les abysses.

Etoile de mer

BOUSSADIA Julien –  IDmer

Colin, une crème d‘anchois, sort, sèche les larmes de la vieille star déchue mais encore plus éblouissante que Bardot jeune.

Une raie scie, un requin chirurgien et son second couteau, plus homard aux pinces précises, la tailleront en milliers de vives starlettes, faites sur le même moule, accompagnés par un concert anesthésiant de cigales.

C’est ainsi que naquirent  les étoiles de mer.

Combien d’habitants de l’eau y a t-il dans ce court court-bouillon ?

y’a pas photo …les temps sont fous !!!

je suis allée faire quelques pas après la neige de cette nuit, sous un ciel gris de gris …

et quand frappée par une inattendue clarté, j’ai levé la tête, les nuages s’envolaient, le ciel était presque bleu …

Les temps sont fous et le seront toujours plus…alors laissons nous emporter par la musique des beaux jours 🎵🎵🎵 …et vivons au jour le jour !