Quand Troll rit c’est drôlerie

Il n’est ni un petit troll bénin qui cherche à se rendre intéressant, ni un gros troll malin qui cherche à provoquer pour manipuler, à se faire mousser en trichant sur ses qualités, à casser les autres en vomissant un flot de mots à  gerber afin de les ridiculiser. Il n’est malveillant qu’envers les mauvais buveurs, gentiment moqueur envers ceux qu’il digère bien, sans jamais chercher à piéger qui que ce soit. Il ne joue pas un jeu de rôle, n’est ni un égocentriste, ni un pervers machiavéliquement sadique du web.

    Il est simplement un petit Troll bonnard de la forêt qui sans faux semblants ni méchanceté se divertit, dont le rire sain hérisse la chevelure frétillante de joie de vivre, arrondit les billes, chatouille les narines d’un nez pointu de rigolo plaisantin, resplendit sur une bouche fendillée de joie aux dents nullement féroces. Il frétille de drôlerie.
    Alors que l’on proclame à tort et à travers « Don’t feed the troll »  je chante haut et fort  » Nourrissez ce troll drôle » du houblon qu’il aime, qu’il abreuve encore et toujours de ses trolleries un triste monde qui file doucement mais surement vers une mortelle bière.

🎼 Excellent Bad Trip d’excellents Stranglers 🎼

Fly straight with Perfection
Find me a new direction
You never realised the things they say
We’ll never realise until we’re dead

The fires they burn along the coasts of triumph
The ebony embittered souls of childrens
We’ll seek another way before too long
But will you stop my wind before i’am gone ?

And when you find me all alone
Your world has never been my own

………

My friend your black and when you fly you’re wild
I am white, sometimes I behave just like a child
The northern seas are cold but they’re our own
We’ll sail your southern seas before too long

When I was a viking
My friend was the raven…

Wigwam pour légumes

DSCN00963Nous avons construit hier avec les moyens du bord, économiques toiles scotchées sur de vieux piquets récupérés sur des pistes de ski, cette tente pour préserver de présumés futurs légumes d’éventuelles gelées tardives ou précoces, en espérant que les campagnols, qui l’été dernier avaient fait main basse sur le potager ne nous laissant que ses déchets à grignoter, ne viennent pas y fourrer leurs goulues truffes !

Nous avons détruit à la bêche leurs galeries, mais méfiance, l’ennemi est rusé, alors à petits maux grand remède, nous posterons devant l’entrée, car nous ne massacrerons pas avec d’ignobles pièges à guillotine ou autres instruments de torture ces mignonnes bestioles, un épouvantail déguisé en chef indien une hache de guerre à la main !

Pourvu que cet abri de fortune pour jardiniers amateurs pas fortunés, pas bricoleurs résiste aux caprices du temps et ne s’envole pas en coup de  vent …

Quiproquo champêtre

Quiproquo pour le jeu de Mo

J’suis pas dans ma soupe Docteur, j’ai un vilain pressentiment et j’veux votre opinion !

 Madame, vous filez un mauvais coton

Qu’est c’que vous racontez ? J’file pas l’coton, j’sais pas tricoter. Mes p’tites laines j’les achète. Mon pull il est mité parc’que c’est d’ l’occasion ! Et pis c’est pas pour moi que j’ viens consulter. J’ suis pas malade, m’ mettez pas en rage!

 Madame, s’il vous plait, mettez de l’eau dans votre vin !
 Déjà que j’bois d’la piquette faudrait en plus que j’la coupe saperlipopette. Et pis, j’vais y mettre quoi dans mon potage, d’l’eau vieux farceur ?  Tu te fous de moi sacré docteur comme mes vauriens d’enfants, y m’traitent de vieille croûte, mais mes pâtés en croûte y font jamais long feu avec eux …
Alors voilà, avant hier j’ai commis une grossière erreur, dans mon pâté j’ai mis des champignons magiques !
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Et là, je m’fais du mouron!  y z’ont hurlé toute la nuit, hier pas un bruit, aujourd’hui  j’y suis allée : y m’ont pas reconnue, y m’ont pris pour une sorcière et y z’ont recommencé à crier …

☔Une vie de parapluie☔️

La pluie incessante le bassine. La sale combine dans laquelle il trempe aussi. Sa copine, pour laquelle il s’est mouillé, ne voulant pas être éclaboussée de boue lui administre une douche glaciale: Le laissant englué dans sa merde, elle part prendre des bains de soleil. Une dégueulasse goutte d’eau de plus qui fait déborder son vase.

Noyé dans le vin pour y couler son chagrin, il roule sous l’orage, puis pris d’un subit noir désir de faire un grand plongeon s’arrête, ramasse une corde tombée du ciel, mouille abondamment sa chemise afin d’accrocher le chanvre à une branche. Rincé jusqu’aux os, il le noue autour de son cou, ouvre comme un éclair son parapluie, espérant  passer ses derniers instants au sec et plouf !  il saute.

capture56Mais Jupiter terre à terre veille et foudroie le parapluie. Sain et sauf, le désespéré se retrouve le cul barbotant dans une flaque, le pépin raide mort à ses cotés.

🐷Des vies de cochons🐷

Arrive le jour où après un très long conciliabule tous les cochons prisonniers, ivres de justice et de liberté, se prennent par la main pour s’enfuir des cages d’où, entassés les uns sur les autres dans la promiscuité, ils ne bougent jamais, d’où ils ne sortiront que pour être abattus sans sommations et bouffés.  Ces porcs sains d’esprit prennent une route goudronnée d’espoir , se jettent sans peur à l’eau pour échapper à leurs vies de  » Ferme là, gobe les immondices qu’on te donne en pâture en attendant le sale tour qu’on va te jouer  » .

michael-sowa-8kohlers-pig-print-by-michael-sowa Philosophes, ils se perchent  haut, contemplent les porcheries de la terre, méditent en grognant sur une époque où les cochonneries abondent plus que jamais, d’où les gens bons sont en voie de disparition.  Ils ont enfin réussi à se libérer du  cruel joug humain.

michael-sowa-Les pourceaux ne sont pas toujours ceux que l’on croit 😁

Un quiproquo de taille !

Un concours de quiproquos chez Mo

Il rêve d’une femme sauvage. Les citadines sophistiquées déguisées en poupée Barbie, des pots de peinture ambulants aux langages stéréotypés le gavent.

Il entend raconter à maintes reprises qu’une mini peuplade de primitifs de toute beauté vit sur une île perdue au fin fond d’un lointain océan, île que le romantique aventurier téméraire atteint après un interminable périple semé d’embuches. Des heures de marche à travers une brousse inhospitalière l’épuisent. Il plante sa tente dans un coin paradisiaque, entend de doux soupirs derrière les buissons. Une voix féminine, il en mettrait sa main au feu ! ne voulant pas effrayer la mystérieuse inconnue, il patiente dans son campement jusqu’à ce qu’elle ose l’aborder.

Deux jours passent, la situation stagne. Sa libido exacerbée par d’irrésistibles appels d’amour de plus en plus langoureux, frissonnant d’une émotion à fleur de peau, il écarte en tremblant les épais branchages derrière lesquels  se cache la sauvageonne.

A sa vue, il ne sait si rire, pleurer ou pleurer de rire.
  Profondément amourachée 💘 elle ne voudra plus quitter son prince charmant!

❀Quand une jonquille babille❀

Je suis tristounette sans mes copines timide soleil d’avril. Fais éclore leurs corolles avant que je ne perde mes pistils, qu’irrémédiablement je me démaquille et me déshabille.

DSCN00561A moins que tu ne préfères les tragédies aux vaudevilles ?

Sinon, illumine toi d’une immense risette vanille.

Rayonner n’est pour sa divinité que broutille.

Ô sole mio !  enfin de joie de vivre tu pétilles !!!