On a toujours besoin d’un plus branché que soi

DSCN01632

Deux arbres cohabitent dans le même pré, affrontant ensemble les caprices d’un climat détraqué. L’arbrisseau vêtu de gaieté relève le moral, de son vieil ami d’enfance, qui flanche parfois sous les coups d’un temps lunatique !

.

DSCN0168

Du bout de l’une de ses vieilles branches, papy lui raconte ses frasques de jeunesse, lui conseille, comme d’hab et à tout bout de champ, de garder sa sève froide face à une météo qui perd la boule, tandis que le jeunot murmure dans sa barbichette fleurie: Qu’est ce que tu radotes, mon vieux dur de la feuille, mais qu’est ce que je serais démuni sans ton affection 

Devant ce dialogue déroutant, je suis restée plusieurs minutes enracinée de surprise !!!

A la froide fontaine

Le nez au vent, près de la fontaine j’attends!
Je ne sais quoi, puisque tout baigne, apparemment.
Mais, toujours est-il que j’attends ! 
Non, pas le prince charmant,
je suis encore la reine de mon amant à plein temps.
 .
Ni rien de transcendant,
aucune révélation sur le sens de la vie et son coté tout fout le camp, 
peut être simplement une explosion du printemps…
 .
Du chaud, du réconfortant pour adoucir ces moments d’égarements
Où presque plus rien ne se comprend …
 .
Le souffle caressant d’un vent d’autan qui emporte les chagrins d’antan,
les regrets, les tourments, les désarrois, les angoisses, les pourquoi, les comment.
 .
Alors le nez au vent j’attends, en rêvant un quelque chose de beau, de surprenant
qui apaise ces moments de déraillements 
.

Enquête au ras des pâquerettes

Pour vous tirer les vers du nez : lorsque le matin tu te réveilles avant l’heure, que tu n’as nulle envie de te lever chercher un mouchoir alors que tu sens l’une de tes narines qui te chatouille, te grattouille, obstruée par une sécrétion plus ou moins visqueuse, que fais tu ?

Fourres tu disgracieusement ton index (tu es à l’abri de regards et propos acerbes) dans ton pif pour y récupérer le mickey ou le tarzan, que tu roules consciencieusement en boulette pour l’envoyer d’une pichenette dans la chambre ? Colles tu discrètement ta croûte sur ton conjoint, ton chat, ou ton chien qui dorment du sommeil des innocents ? sous le lit ? ou alors, avales tu ta técrot zen, très bonne pour la santé d’après ce chercheur  ?

Et un Bogey Boys ( garçons crotte de nez )  !

Remontée dans mon frigo

Hier j’ai quitté Marseille à 7h, en première loge, le luxe, devant la grande fenêtre d’un bus à 2 étages

entre Marseille et Aix en Provence, y'a déjà de pauvres sardines coincées dans leurs boites

jusqu’à Aix en Provence, y’avait de pauvres sardines matinales coincées dans leurs boites

1h d'autoroute après c'est la nationale tranquille de mon département

1h d’autoroute encombrée et monotone plus tard, arrive la jolie route pépère

le chauffeur speede un peu trop dans la descente

après la tortueuse montée, le chauffeur speede un peu trop dans la descente

doucement Monsieur " y'a pas le feu au lac"

sans oser le lui dire, j’ai pensé « doucement Monsieur , y’a pas le feu au lac »

l'arrivée dans le frigo

l’arrivée vers la beauté de mon monde de sauvages

des givrés y font déjà du raft

où des givrés se jettent déjà à l’eau

Les oies de l’attraction

Vers l’an de disgrâce 2916 et quelques poussières interstellaires, alors que des astronautes philanthropes cherchent désespérément un endroit vivable pour les terriens ayant survécu à des catastrophes surnaturelles, une fracture temporelle déchire l’espace temps. Sans chercher midi à quatorze heures, les voyageurs galactiques s’engouffrent à l’intérieur du magnifique tableau signé « Dédé« Raoul GiordanMais ironie d’un mauvais jeté des dés : ils se retrouvent à leur case départ, la terre, sur laquelle un public préhistorique ne les accueille pas vraiment à bras ouverts ! Telle est la dure loi du jeu pas hasardeux du bougre Dédé , grand chef des oies…

Il n’aime pas que les bananes…

Il les adore oui mais encore…malgré son air de caïd à qui on ne la fait plus, sa plus que mauvaise réputation, ses minuscules yeux perçants qui mitraillent les prédateurs qui veulent sa carcasse, dans le thorax de Koko bat un cœur qui fond pour les fleurs.

Barbe-flore-violaine-jeremyElles le touchent si joliment qu’il en a parsemé son pelage, devient la risée de la jungle, morte de rire devant sa barbe fleurie.

Il n’en meurt pas, puisque le ridicule n’a jamais tué un vieux gorille qui ne fait plus de grimaces pour des peccadilles, mais s’épanouit dans sa peau de singe ému par la beauté, comme l’ont été ses frères, devant une Dian  Fossey , pas chasseresse. 

Pierre et le loup raconté par Bowie

Petite , j’écoutais beaucoup ce conte musical de Prokofiev, avec ses personnages tellement bien représentés par des instruments, sur un vinyle. Je viens de trouver cette version racontée par Bowie en 78, jouée par l’Orchestre philharmonique de Philadelphie, sur le très joli dessin animé de 1946 de Clyde Geronimi !

ps : j’ai pas réussi à diminuer la taille de la vidéo avec son grand cadre noir

Quand des arbustes sourient jaune ça donne !

DSCN0118

ça y est ! la nature se réveille en altitude, éclate, avec ces premiers arbustes aux fleurs jaunes citron!  ils sont si lumineux qu’ils pourraient éclairer les visages renfrognés de grincheux endurcis : culs bénis en manque de péchés de chair, banquiers cupides ne jurant que par le blé, politiques mégalos avides de grandioses bans publics, vieilles et jeunes coriaces peaux de vaches, teigneux blasés incurables …bref, toute une clique de rabat-joie qui feraient bien d’élargir leurs cerveaux rabougris en contemplant le renouveau des fleurs du soleil  …

y’a pas à dire, le jaune banane est ma couleur préférée avec le rouge cerise, et les vôtres ?

Si radieux est le printemps que les petits soucis s’envolent …

Famille Moka

DSCN0120Dans cette famille, un peu cracra , y’a papa qui ne s’est pas lavé le bec de la journée, mais réclame à mamma une énième dose de robusta corsé, avant de se l’arroser de Grappa. Chéri, trop de café fait Thor, sifflote Cappucina, sa crème d’épouse, tu devrais t’allonger un peu sinon tu risques fort d’être encore frappé d’une attaque d’énervement.

Moi je voudrais bien un arabica avant d’aller jouer mon concert au Moulin demande le fiston Kawa. Je sens que notre groupe  » Noir Arome »  va faire un tabac ce soir avec notre dernier grain de folie. Un extrait : Y’en a ras la cafetière de la consommation des  capsules  à expresso (vidéo non musicale)!  Et Vive nous ! les cafetières économiques et saines.