Des poissons rouges de joie

Pour celles qui ne peuvent se résoudre à abandonner lâchement leurs poissons rouges adorés face aux dangers quotidiens d’une maisonnée : gosses, animaux domestiques, maris jaloux, ou ne veulent absolument pas s’en séparer, voici un soutien gorge facile à fabriquer. Leurs petits chéris qui nageront dans le bonheur prendront aussi, ô comble de la joie, avec leur maitresse bien aimée des bains de baignoire, de piscine, de rivière ou de mer !

Et, grâce à ces petits appâts tentants les célibataires pourront prendre dans leurs filets de gros poissons !

asombrando-16-7282Et voici pour  grandes pécheresses et dangereuses pêcheresses qui n’aiment pas le menu fretin

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Araignée du matin…grande faim

J’ai vu le jour dans un laboratoire. On m’y soignait aux petits oignons mais c’est vraiment pas une vie d’être constamment cloitrée. Alors, ce matin j’ai profité d’un instant d’inattention de mon garde pour prendre la clef des champs. J’ai semé la terreur dans les rues. Logique, ces hommes ignoraient que  je n’aime pas la viande : on m’a conçue ainsi afin que je ne les dévore pas. J’espère qu’ils ont leur frigo bien rempli ces deux là, avec plein de poisson, oui, car il y a eu une défaillance dans mon programme, je suis pescarienne et non végétarienne comme prévu à l’initial.

« Chériiiiiii réveille toi , j’ai l’impression que nous ne sommes pas seuls dans la chambre,  Ahhhhhhhhhhhhhhh ….  »

Michael SowaAllez, boucle là ma petite dame,  je suis pacifiste mais faut pas me contrarier sinon je prends vite la mouche. Va plutôt me préparer un bon gros petit déjeuner. Oui je parle ! j’ai un cerveau aussi performant que le votre mais mon estomac l’est encore plus .

Après ma collation je file visiter l’aquarium géant de la ville, slurp !!!

PS: Peinture et gif sont de l’artiste Allemand : Michael Sowa

Plus mimis qu’elles y’a pas !

Nous venons tout juste de naitre ! Si minuscules nous sommes que, pfft, tu risques de nous écraser comme chair à pâté m’ont confié ce midi d’inquiets crocus apeurés par mes grossiers sabots de ploucesse. Ce serait trop injuste de nous envoyer, après notre rude bataille pour atteindre la lumière, direct au cimetière. Alors par pitié pour nos fragiles vies restez, toi et tes copains voisins, attentifs à vos pas. Mais ton cœur est tout comme le notre doré n’est pas ?

N’ayez crainte mignonnes, je vais prévenir les ploucons (surnom des copains) de votre arrivée !   je suis si joyeuse de vous revoir … vrai de vrai  !!!

Quand un hérisson met les gaz ça dégage !

Paillasson sort de son hibernation, quitte sa tanière, hume l’air frais qui sent si bon la liberté.  » Je vais rouler ma bosse, partir rencontrer mon cousin si éloigné, l’oursin. çà mettra un peu de piquant dans ma vie tellement à ras de terre »  Un bateau pneumatique fait son affaire … affaire qui tombe vite à l’eau. Le hérisson ne percera pas les secrets de la mer !

Ben Chen 10Crasseux comme un peigne, de très mauvais poil, mais pas dégonflée, la boulette d’échardes, en quête de sensations fortes,  se brosse de cette aventure terminée avant que d’avoir commencée. « Je perd la boule mais  je mettrai tout de même les voiles » Solide comme un roc, il se lance à corps hérissé dans le virtuel. Rebaptisé  » Sonic  » il est l’unique hérisson qui peut se piquer d’avoir décollé de terre.

Heureux qui comme Sonic fait de beaux voyages …

Le robot musicien

Il  y a un an le bras robotique  Agilus s’est opposé dans un match de ping pong à Timo Boll, un champion , qui l’a emporté de justesse. Agilus a décidé en cette nouvelle année de prendre sa revanche en combattant Timo Boll dans un match celui ci musical : il s’agit de créer des mélodies avec des verres de cristal. Suspens … qui va être le plus mélomane des deux ? Remarquez au passage l’humour du bras de fer aux doigts de fée  :mrgreen:

PS : il est fort probable que les robots humanoïdes supplantent l’homme dans un avenir  pas si lointain que ça , mais, c’est une autre histoire …

Photo printanière !

Dans les Alpes du sud, nulle primevère ne régale nos yeux affamés de  beautés champêtres en ces premiers jours de soi-disant renaissance de la nature. Nous n’avons droit qu’à la contemplation de montagnes fantômes ensevelies dans le brouillard d’un ciel immensément chagriné. Dans le jardin ce n’est pas aussi la panacée : seules d’informes pompes suspendues entre deux arbres rabougris au dessus d’une rase herbe maculée de boue le décorent,  pompes oubliées depuis des semaines par nos ex voisins qui ont déménagé en janvier, pompes que je n’ose pas détacher pour ne pas déranger les minuscules sans logis frileux qui les ont investies.

DSCN0027Alors Primavera mauvaise élève qui néglige son devoir poétique, au boulot et plus vite que ça …tu entaches ta  charmante renommée et tant que tu ne réconfortes pas nos cœurs nous ne te glorifierons pas !

Tu nous pompes l’air ! Non mais Ôôôôôôô …

Essorage de poignée!

Pourquoi tu m’zieutes comme ça ? j’te choque en slibard la sèche au bec ? J’ai pas de famille chez qui laver mon linge sale alors j’le déballe au lavomatique. La route ça lessive un motard tu sais et j’fais une pause nettoyage intégral.

Trish MulvihillJ’te branche, mais la petite machine de luxe qui se rince l’œil sur mon corps sculptural c’est ta meuf ?  elle inventera pas la poudre mais quel programme !  Fais y gaffe, j’ l’étendrais volontiers sur mes chiffons si elle consentait. En tout cas, ça la changerait de sa routine hebdomadaire dans vos draps trop nickels et trop bien repassés.

Elle en reprendrait des couleurs, elle parait dans un cycle délicat, toute délavée la pauvrette. Bichonne là avant qu’un autre la bichonne pour toi !

Allez cadeau, t’as l’air un peu con mais sympa, ça assouplira tes neurones et tu décolleras enfin mon vieux ;) J’ai la savonnette, si jamais, mais là faut vidanger tes poches. Bon, je prends mon essor !

Le bisou fracassant


Marie-Bergeron-Tribute-to-Tim-Burton-Jack1Pour la première fois elle éprouve de délicats sentiments avec une irrésistible attraction envers une adorable mortelle découverte au hasard de ses crimes, un arc en ciel qui illumine la solitude de sa nuit.
Elle qui n’a jamais semé que du chagrin crève d’envie de semer en elle son amour ( car la mort est de sexe masculin ), de connaitre l’infini bonheur donné par sa sœur, la petite mort.
Dans l’attente de ce moment idyllique, ses mains fébriles retapent les façades décrépites de sa chambre froide, celle délabrée de son visage, réchauffent couleur passion les murs, bariolent de peinture sa figure.
L’affaire est dans le sac jubile t-elle, en appliquant un gros bisou à son miroir tout neuf, lequel saisi d’effroi se brise.
 Alors pour oublier sa mocheté, elle boit coup sur coup,  se pète la gueule. Malade comme un chien elle se couche, vomit, puis sombre dans de sensuels rêves arc en ciel