Meuh !!!

Un texte retrouvé dans mes vieilleries grâce à un dessinateur  : https://gilscow.wordpress.com/2017/06/24/relax/  😉 et parce que c’est à nouveau la saison des corridas,  torture supplémentaire et insupportable encore infligée à nos amis les animaux, pour le seul plaisir de voyeurs de souffrances …


De douce fleur des pâturages Basques, moi, Pâquerette, je suis devenue vachette enragé le jour où mon amour de taureau « Zezen » que j’aimais plus que vachement, que le sadisme des hommes m’a arraché, a péri après de sauvages mutilations sur un champ de carnage,

Pourquoi tant de haine me suis je questionnée dans mon infinie peine ?

Ne me laissant abattre ni par le chagrin ni par les sauvages vachers, j’ai peint autour de mes yeux, autrefois si doux, un masque rouge de colère, armée d’une fine cravache de trèfles tressés, je suis entrée en guerre contre la vacherie humaine.

On a toujours besoin d’un plus zélé que soi 🐤

Je commençais à non point désespérer,  mais à me demander si quelqu’un voudrait encore embaucher mes vieilles ailes pourtant encore pleines de vigueur … je cherche du boulot depuis février chez Paul emploi.

Que dalle !!! sauf des boulots merdiques, proposés par des employeurs rapaces, dont personne ne veut …

Et, hier soir mon adorable voisine de palier m’a trouvé un taf, par ouï dire, à 2 km à pied de mon nid, 3 mois d’un boulot saisonnier dans un hôtel sympa, à première vue, trouvé de bouche à oreille, et non pas sur le site d’un Paul qui se tape des revendications de ses abonnés , et ne manque pas de les harceler s’ils refusent ses propositions.

Je commence demain. I’m happy !  cui! cui !

Faut bien gagner sa graine pour casser tous les jours sa croûte dans un monde où , surtout si tu es seul et sans travail ,  tu marches et tu crèves …

ce n’est pas de l’eau de rose

Certaines passionnées des roses crieront au sacrilège car nous avons maltraité quelques fleurs du vieux rosier, pas traité du jardin, rempli de ses pétales délicieusement parfumés une bouteille,  ajouté dedans du blanc jus de vigne.

Ce breuvage raffiné a fini englouti dans la nuit, ainsi qu’une grosse dizaine d’autrestrès bons flacons, par des gosiers desséchés amoureux du divin vin.

Mais, faut dire que nous étions une bonne dizaine de boit sans soif autant émerveillés par la beauté des étoiles que par la bonté des vins …

ça non plus n’est pas de l’eau de rose 😛

Chères poupées de chair

Salut mes petits, alors on s’amuse bien chez moi, hein ! Nourris, logés, blanchis, vous y mènerez une vie de château. Vous n’aurez plus besoin de gagner votre pain, je subviendrai à tous vos besoins. Quant à moi, entouré de sujets qui m’obéiront au doigt et à l’œil, je serai plus heureux qu’un roi.

Je suis plus fort que Dieu !!! que dis je ? je suis Dieu !

On dit que j’ai la folie des grandeurs, mais j’ai gagné mon pari, rétrécir des humains : Un petit tour dans mon spécial sèche linge et le tour est joué !  Ah ! ah ! ah !  ils vont enfin comprendre mon génie ces minus qui rient de moi, et rira bien qui rira le dernier ! parce que vous allez procréer, oh que oui , vous aussi ferez des petits, mes petits.

Vous serez les géniteurs d’une nouvelle espèce , celle des Riquiquis , pense t-il encore … ne voulant pas effrayer de sa voix gargantuesque ses poupées  …

C’est tout joli !

«  Golden Hair «   joli court poème de James Joyce,  joliment interprété par Syd Barrett sur une jolie animation de Steve Bokinski

Lean out your window, golden hair

Penche-toi à la fenêtre, chevelure d’or

I heard you singing in the midnight air

Je t’ai entendue chanter sous la brise de minuit

My book is closed, I read no more

Mon livre est fermé, je ne lis plus

Watching the fire dance, on the floor

Je regarde la danse du feu, sur le sol

I’ve left my book, I’ve left my room

J’ai laissé mon livre, j’ai laissé la pièce

For I heard you singing through the gloom

Car je t’ai entendue chanter dans l’obscurité

Singing and singing, a merry air

Chanter et chanter, un air joyeux

Lean out the window, golden hair…

Penche toi à la fenêtre chevelure d’or …

A mon école buissonnière

Une superbe plante avec plus de 900 espèces dont beaucoup médicinales : antiseptique, antisudorifique, antispasmodique, céphalique, coronarienne, digestive, diurétique, fébrifuge, laxative, fluidifiant sanguin, stimulant pour la mémoire, la peau, le corps , elle a toujours été associée à la longévité.

D’autres espèces, elles, hallucinogènes sont encore utilisées dans des rites chamaniques de purification contre les nuisances occultes par des tribus amérindiennes ou comme psychotropes. Les Chinois échangeaient leurs feuilles de thé contre les siennes. Panacée au moyen âge, asthmatiques et fumeurs normaux les roulaient au 18 ème en clopes. 

Elle est aussi excellente en cuisine : j’en mets presque dans toutes les sauces. Faudrait que je mijote avec, un de ces 4, un aigo boulido (clic),  soupe provençale qui nettoie et requinque après un excès de bouffe  !

«Qui en a dans son jardin, n’a pas besoin de médecin» notre arbuste a 8 ans et nous n’en avons encore pas  😉 

L’amour est un enfant de bohème

Nous nous sommes rencontrés dans un bal costumé pour déglingués mauvais chic mauvais genre, une nuit de pleine lune, une lune à rendre encore plus fous les fous .
En guise d’invitation à danser il m’a fait un croche pied, rattrapée  de justesse par les cheveux,  puis fait tourbillonner en mordillant mes seins.
En rugissant,  j’ai voulu arracher son masque. Il n’en portait pas. Mes ongles ont ratissé sa peau.
De son poignard, il a mis ma robe en lambeaux, pour m’avouer en me piquant les fesses de son oiseau en rut que j’étais son premier coup de foudre.
Mise en feu par cette révélation,  dont la sincérité se lisait dans ses yeux de fauve, je l’ai plaqué au sol.  J’ai exécuté sur son dos un (clic) haka bluffant.
Notre profond attachement finalisé pour toujours et à jamais, nous formons maintenant un seul être, partagé entre amour et haine …ça  brûle entre nous !

Galopins des Garennes🐇

C’est anodin:  j’ai rencontré 2 petits lapins des bois à l’arrêt devant les pavots d’une voisine,  2 lapinaux  sans peur devant un chien bonnard, devant trois péquenaudes admiratives, dont une aux sabots crottés, munie d’un appareil photo, 2 aventuriers,  mignons tout plein, qui ont fui l’arrivée d’une voiture pour retourner à vive allure dans la nature.

Considérés nuisibles par le pire des prédateurs ils ont été éradiqués puis réintroduits il y a peu par ces mêmes prédateurs ?  il y aura bientôt foule de lapins. Je connais de vieux loups sympas qui doivent se pourlécher les babines mais aussi des braconniers moins sympas qui vont se régaler à poser des collets.

Y vont pas faire long feu dans le quartier ces lapins peu farouches, finir aux pruneaux ou  écharpés  !