Un avenir sans futur

D’énormes bestioles ont  investi notre monde. Elles ont un air débonnaire. Ces diplodocus aux tètes souriantes emmanchées d’infinis cous sont pacifiques.

Des extraterrestres arrivés avec ces monstres, qu’ils sont allés chercher au fin fond de notre préhistoire, nous l’assurent.

monsters-and-space-shipsPetits de taille mais grands de cœur, ces bénévoles  spatiaux ont décidé de sauver la terre avant que nous n’en fassions une total chaos.

Parait qu’ils ont emporté  tous les teigneux réfractaires à leur désir d’harmonie. Bon vent dans le temps les têtes à claques,  sourdes à la bienveillance de nos visiteurs,  têtes à baffes transférées à une ancestrale époque de notre planète où l’humanité faisait ses premiers pas.

Les soucoupes pleines à ras bord de ces tristes personnages débordent. Et, quand la coupe est pleine, on la vide ! Aussi, à force d’incessants voyages sont ils largués dans notre préhistoire.

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Dispersés sur nos continents…ils survivront.

 

Mais , habitués à exercer leurs pouvoirs malsains dans leurs anciennes vies, ces tarés commettront à nouveau leurs vilénies, et perpétueront  la vilaine espèce humaine  que l’on connait actuellement.

Une histoire sans fin…

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Quand Mme s’attend au pire

La rage aux cornes, Mme poireaute au bal costumé des suppôts de son démon préféré. Où diable est donc allé finir ce vieux bouc qui commence sérieusement à la barber ?

La tentation a été encore trop forte pour le bougre, qui plus trop malin, n’a point résisté à un poker, misé son royaume qu’il a perdu avec ses pédales. Il aura beau faire du pied fourchu à sa diablesse chérie, celle ci pas du tout résolue à dormir sous les ponts, ne l’a plus au corps.

Il n’a jamais avoué, par honte, à celle qu’il aime pourtant plus que tout au monde (la faute à ce satané bon dieu vaniteux , qui l’a rejeté, pour se faire idolâtrer à sa place) que sans elle il serait foutu…

Susurrera t-il enfin un apaisant je t’aime à sa Satane, la ramènera t-il dans sa tanière brulante du délicieux péché de l’amour, afin que le pire ne détruise pas le  peu qu’il en reste sur terre ?

Mauvais plan …

Grace à son physique atypique, Mr Bison décroche un boulot dans un cinéma d’horreur. Son employeur, un mauvais vivant, mort d’amour pour l’argent, croit avoir affaire à un déséquilibré costumé en zombie, alors qu’il n’est qu’un mort crevant d’envie de vivre. Sa bobine postée à l’entrée attire foule de morbides clients.

Lui qui se faisait tout un film sur sa nouvelle existence, comprend devant ses spectateurs persifleurs qu’il ne sera jamais que le piètre figurant d’un scénario zéro. Sa chevelure couvertes de pellicules, il perd ses couleurs, tourne de l’œil, crache ses mots…

Des arrêts sur ses images, diffusés à grande échelle, le plongent dans le nihilisme.

Quelle série glauque que ce monde de voyeurs !

Au bout du rouleau, il claque, emportant, heureusement avec lui une passionnée bisonette futée, du dessous des caméras, dans son royaume de l’ombre où, cachés du soleil de Satan, ils vivront leur amour sans fin 😀

Sur la corde raide

Furieusement entiché d’un danseur de cordes, un être de noir vêtu le suit à la trace sur son chemin de fer, pour l’emporter dans sa caverne. A la va-zon-zy ! clame la tailleuse de vies, tu vas filer avec moi un super coton , chéri. Inflexible, l’équilibriste donne du fil à retordre à l’amoureuse furie la battant à plate couture.

Dégage ! crie t-il excédé outre mesure par les gestes décousus de la faucheuse qui radote de plus belle.

Coupez ! vocifère t-elle s’empêtrant dans sa robe pour se casser la bobine sous les yeux d’un public mort de rire. Rembobinez !

Que nenni  harpie …

C’est ainsi que l’affreuse se débina, sa faux entre les jambes, de la vie du funambule,  vainqueur de la danse …

l’étoile endormie

Que fait elle figée sur ses pointes de pieds dans cette grotte perdue au bout de l’océan méconnu de cette planète sauvage ? émerveillé par cette inexplicable vision de rêve, d’une autre époque, d’un autre monde, un cosmonaute du futur recueille à son bord la ballerine plongée dans une profonde léthargie. Réveillée, elle prononcera quelques mots dans une langue oubliée du commun des mortels, dansera une courte minute pour retomber dans sa torpeur …

Ramenée sur terre, un délicieux (clic) Pavlova  la sortira t-il de son sommeil sans fin ?

Chères poupées de chair

Salut mes petits, alors on s’amuse bien chez moi, hein ! Nourris, logés, blanchis, vous y mènerez une vie de château. Vous n’aurez plus besoin de gagner votre pain, je subviendrai à tous vos besoins. Quant à moi, entouré de sujets qui m’obéiront au doigt et à l’œil, je serai plus heureux qu’un roi.

Je suis plus fort que Dieu !!! que dis je ? je suis Dieu !

On dit que j’ai la folie des grandeurs, mais j’ai gagné mon pari, rétrécir des humains : Un petit tour dans mon spécial sèche linge et le tour est joué !  Ah ! ah ! ah !  ils vont enfin comprendre mon génie ces minus qui rient de moi, et rira bien qui rira le dernier ! parce que vous allez procréer, oh que oui , vous aussi ferez des petits, mes petits.

Vous serez les géniteurs d’une nouvelle espèce , celle des Riquiquis , pense t-il encore … ne voulant pas effrayer de sa voix gargantuesque ses poupées  …

L’amour est un enfant de bohème

Nous nous sommes rencontrés dans un bal costumé pour déglingués mauvais chic mauvais genre, une nuit de pleine lune, une lune à rendre encore plus fous les fous .
En guise d’invitation à danser il m’a fait un croche pied, rattrapée  de justesse par les cheveux,  puis fait tourbillonner en mordillant mes seins.
En rugissant,  j’ai voulu arracher son masque. Il n’en portait pas. Mes ongles ont ratissé sa peau.
De son poignard, il a mis ma robe en lambeaux, pour m’avouer en me piquant les fesses de son oiseau en rut que j’étais son premier coup de foudre.
Mise en feu par cette révélation,  dont la sincérité se lisait dans ses yeux de fauve, je l’ai plaqué au sol.  J’ai exécuté sur son dos un (clic) haka bluffant.
Notre profond attachement finalisé pour toujours et à jamais, nous formons maintenant un seul être, partagé entre amour et haine …ça  brûle entre nous !

Attrape temps d’antan

Salut le temps !  c’est vraiment ton passe temps préféré de voler tout notre temps. Que Satan! c’est le printemps, détends toi un instant …

 Nous entends tu ? Il est maintenant grand temps de nous laisser tranquillement prendre notre temps à plein temps. Nous avons été patients jusqu’à présent,  mais étant donné que tu ne respectes aucune mitan il est temps, pour nous les battants, de te tendre un tentant appât temps.
Alors Mr Rabat bon-temps, bon vent , file et va …temps … et dorénavant oublie nous !  nous, n’aurons aucun mal à nous passer de toi …

la femme-grenouille

Je faisais une plongée sous la grande bleue quand elle est apparue, hallucinante fleur de la mer. Habillée d’un scaphandre d’une autre époque, souriante, elle divaguait paisiblement, en parfaite harmonie avec l’élément et ses habitants. Elle m’a invité à la suivre. Nous sommes remontés sur terre. Dévêtue de sa pesante carapace elle a dansé en riant puis, métamorphosée en petite grenouille, a disparue en sautillant dans l’herbe…je me suis frotté les yeux.

Je ne l’ai pas rêvée,  elle m’a laissé en souvenir son vieil équipement 😦