Vies de chiens

Le citadin habitué des salons de beauté, toujours sur son 31, pose quand on le photographie. La pacouline échevelée prend des bains de rivière à poil, ne se défrise pas si personne ne la reluque.

Le vacancier chien, bien éduqué par sa patronne qui surveille d’un œil farouche et la propreté de sa blanche robe et celle de ses fréquentations, ne s’aventure ni sur les sentiers bouseux ni à draguer la belle des champs, débauchée qui ne pense qu’à rouler sa bosse dans la cambrousse et n’a nul besoin de permission pour des escapades dont elle revient souvent crottée.

Lequel des deux a une vie de chien ?

Vieux morceaux de poulets

Aux états unis, à la fin des années 50, pas mal de morceaux à base de poulets ont été mijotés (début de la commercialisation à la chaîne de cette petite bestiole ?) : chicken en argot américain n’est pas un flic, chick ( poussin) signifie aussi poupée,  chicken un kilo de cocaïne ou une poule mouillée comme chez nous ( chicken out : avoir peur ).

Bref , voici 3 morceaux sympas, à mon gout de poupoule rétro, dont le dernier de 80 « Psycho Chicken » est une parodie du Psycho Killer  (zic) de Talking Heads

œufs au plat du jour

On nous a mis en boite, elle s’ouvre enfin , vive la liberté 😛

poussin-casse-son-oeufMais où êtes vous frérots et sœurettes ?

Horreurf ! ils oeuf-qui-se-cassesont tués avant d’être nés

gobés, frits …                                                                                     

Les fêlés, les durs à cuire, brisés, écrabouillés, pendant que les privilégiés se la coulent douce dans des jardins d’Éden ! 

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Y’a pas de justice, même pour les œufs 😦   ne nous brouillons pas, restons dans le même panier, renforçons nos coquilles, ne nous laissons plus casser en deux, soyons forts comme des rocs !

Intermède divagateur

Popeye le matelot , Olive Oyl  sa sirène perchée et Gontran le fainéant embarqués pour la plaisance navigueront dans le déplaisant.

 Attaqués par des aventuriers fantômes, menés en bateau et à la baguette jusqu’au cap Horn par ces marins d’eau douces, boulets hargneux, Popeye , dopé aux épinards mais pas au pinard, ne perd point la boussole. Borgne mais pas manchot, il mouille sa chemise pour combattre de ses gros bras ces esprits de l’amer, qu’il largue par la couenne de la peau des fesses à bâbord et tribord. Le bateau hanté saccagé il ne perd pas sa gouaille en fanfaronnant victoire  » I yam what I yam and dat’s all what I yam  » , sans ramer pour rentrer à bon port…

Divagation se terminant en queue de poisson …

un navet qui lui coûte cher

Un film qui ne vaut pas une cacahuète lui ouvre l’appétit avec une scène de repas orgiaque. Sorti du cinéma il démarre sa boite à sardines pour aller se péter la panse dans son resto préféré  » Vivre pour Manger « .

Sur la route de son péché de filet mignon, pris en sandwich entre un panier à salade rempli de gibier de centrale en cavale et des poulets (ziquequi canardent, il appuie sur le champignon espérant ne pas finir un pruneau en pleine poire à becter les pissenlits par la racine.

Les carottes sont cuites se dit il avant d’atterrir dans un verger et de tomber dans les pommes.

Il revient à lui au poulailler. Pris pour une grosse légume de la pègre, il y est cuisiné.

Il rajoute de l’huile sur le feu en ramenant sa fraise, traitant les poulagas  « d’extraits de cornichons fermentés dans du concentré de jus de poubelle ».

Lunatique lune

Je t’ai photographiée 4 soirs de suite , du 9 mars au 12, à la même heure, sans trafiquer tes couleurs ni celles du ciel,  et chaque soir tu changeais d’humeur !

Quand l’hiver est vénère

dscn0960Hé! hé! je n’ai pas dit mon dernier mot , je m’accroche ! hors de ma vue jouvenceau , ton temps n’est pas encore venu ! lance l’hiver au printemps qui timidement tente une approche!  Je peux encore être très vilain, alors vénère moi gamin qui sans moi ne serait rien.

Quelque peu effrayé par la vigueur de la bête, le garnement diplomate concède : Ok ! mon vieux, je reconnais être en avance mais souviens toi que le 20 mars, tu dois plier bagage.

 Un peu de respect jeune fanfaron rouspète l’hiver blessé , personne ne m’aime sur cette terre sanglote t-il soudainement.

Mais si p’tit pépère on t’aime,  le console la jolie saison en lui tirant la barbichette  ( clique y’a Gotlib), mais stoppe tes larmes et rigole sinon tu vas encore faire des inondations!

Mises en bière de mars 🍺

La famille Boissec travaille dans la confection de bières. Mais l’affaire ne gaze plus, ses éventuels clients tardant à rendre leurs derniers soupirs, un formidable stock de sarcophages lui reste sur les bras. La tribu de Vikings, qui ne fait pas dans la demi-mesure se lance alors dans la fabrication d’un autre style de bière : la bibine !

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La petite dernière du clan, la distinguée Vera,  véritable gueusesse qui aime se faire mousser, met la pression. La galopine prescrit avec un parfait sérieux à ses malades des canettes à un prix raisonnable, prometteuses non de ridicules gueules de bois mais de belles caisses.

Les morts subites s’ensuivent à la vitesse d’une valse tango, tant et si bien que tous les cercueils seront écoulés en toute impunité.

La famille gorgée de liquide, brasse encore et encaisse toujours.