ils ne sont pas encore au bout du rouleau

Fleur souriante elle fait pourtant tapisserie dans un bal pour célibataires endurcis ! Mystère et boule de gomme se dit un homme charmé par cette décoration .

ça tombe bien, il est tapissier et preneur d’une aussi belle oeuvre, lui offre une pâtisserie, ça tombe bien, elle est pâtissière et preneuse de douceurs !

Il la décolle de sa chaise.

Mais tous deux ont un recul : elle est beaucoup trop peinturlurée pour être honnête pense monsieur, il a une trop grosse brioche, il va couler mon commerce pense madame  …

Ils se mettront pourtant à la colle pour léviter ensemble …

Elle le menacera souvent de son rouleau à pâtisserie quand il la traitera de pot de peinture, il clouera souvent son bec quand elle lui reprochera de manger sa boutique, mais leur vie à deux sera un inépuisable gâteau !

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Laisse pas béton Tonton

Baisse le son Gaston crie d’une voix de baryton

tonton de sa chambre où il cuisine un thon breton.

Y m’fait mal au teston ton feuilleton de ballons.

Quel marathon ! aussi raides qu’des glaçons ses tétons.

M’étonne pas qu’elle soit maton me confie le faux jeton,

une fois les grands petons de cendrillon sur le paillasson.

Mais revenue chercher ses biftons oubliés, la dite Cendrillon,

qui se fout du qu’en dira t’on nous montre son chaton.

Et vla l’tonton qui tombe en pâmoison pour un minou trognon

devant lequel même Platon serait tombé en adoration.

 

T’es pas d’béton coulé mon tonton !

Nous t’aimons !

c’est pas de jeu !

Un après midi de profond ennui,  le maître de l’univers et ses cons disciples désœuvrés se divertissent en jouant une partie de  billard intergalactique. Ils s’amusent à lancer les unes contre les autres, planètes, étoiles et tout ce qui traîne dans l’espace …

De légers coups de queues habiles sur les billes  provoquent quelques petits cataclysmes, explosions, effondrements  … En quelques minutes d’un sport adroitement mené les diaboliques joueurs révolutionnent le cosmos,  y semant le chaos … Big Bang ! C’est ainsi que quelques objets galactiques disparaissent.

Des étoiles s’éteignent, des galaxies se désagrègent dans des collisions géantes et meurent.Le processus d’expansion du cosmos s’arrête. Des astres s’agglutinent dans les trous noirs. l’Univers et sa matière explosent. C’est le grand déchirement !

L’énergie sombre des joueurs détruira t-elle l’espace et le temps, ou bien repentis  de leur scénario catastrophe remettront ils tout en ordre ?

des 🥖🥖 🥖 pas volés

Deux amies dans le pétrin faute de boulot trouvent dans une boulangerie de quoi gagner leurs croûtes.

Mais, menées à la baguette par un patron qu’elles surnomment « le bâtard » car trop de pain sur la planche, des courses du four au moulin pour des bouchées de quignons rassis, elles deviennent plus maigrichonnes que des flûtes, tandis que lui engraisse sa brioche.

Un matin de pluie battante elles arrivent en retard trempées comme des soupes.

La gueule enfarinée, le bâtard industriel entame une tartine  indigérable de grossièretés, et de sa patte tripote leurs miches.

Les pains qu’elles lui collent dans le gras du bide lui font dégurgiter une galette de gluten. De ficelles elles le ligotent, d’une couronne d’épis elles le coiffent, dans sa bouche pâteuse elles enfournent un pistolet Belge et avec son tiroir caisse elles s’offriront des tas de restaurants.

et en dessert 😀  les frais Collins Kids, bons comme du bon pain.

Quand un coiffeur décoiffe !

Il vient de s’installer dans le coin. Il parait que ses coiffures sont du dernier cri, qu’il a des ciseaux de fée, des doigts de fer dans une main de velours. Je me fais pourtant quelques cheveux blancs en entrant dans son salon car il n’y a ni les 3 pelés et 1 tondu espérés, pas même de boules à zéro, ni aucune coupe qui n’a pas eu de bol. Une clientèle inexistante, qui au moins ne se crêpera pas le chignon. Mais, les clic-clac incessants de ses cisailles ne sont pas pour me rassurer.

Mes cheveux dressés sur ma tête , il ne me ratera pas ! en deux temps, trois mouvements il me règle mon affaire.

Ouf, je m’en tire bien, avec un carré digne de celui de la divine Cléopâtre.

1963, CLEOPATRA

J’ai gagné mon pari avec le village froussard et retrouvé du poil de la bête avec mon porte monnaie garni de pépètes

insectitude

Nos vies se sont croisées alors que nous traversions tous deux le même chemin. Il s’est arrêté net quand je me suis accroupie pour le photographier. Il était long de quelques 3 centimètres, étrange et mignon , mais j’ai oublié de lui demander son petit nom 😮  .

Alors j’ai cherché à identifier ses yeux bleus et son abdomen jaune sur cet excellent site  http://www.vertdeterre.com/  mais sans succès : c’est un coléoptère oui mais lequel ?

l’arroseur arrosé

Il enfourche sa moto pour aller voir le super tuyau conseillé par un ami. Quelle plante rarissime ! s’exclame t’il arrivé à destination, complètement sous le charme de la jardinière en tenue exotique qui sème des graines en faisant d’affriolants ciseaux. Vais je oser inviter cette fleur à boire un pot au risque de me prendre un râteau ?

Il ose ! l’arrose même à la pelle de compliments au ras des pâquerettes. Elle l’ignore en tournant avec mépris sa jolie tête. Quelle bêcheuse ! Comme il a également une tête de pioche, il lui propose innocemment, en mettant toutefois des gants, non seulement de tondre son gazon mais aussi de labourer son potager. Menacé d’une faux et arrosé d’un jet cinglant d’eau froide, il fuit.

Il ne l’a pourtant pas conviée à découvrir son outil d’amour, ni tenté de l’effeuiller de ses grosses paluches , mais il a un peu trop piétiné ses plates bandes, de ses pieds de bœuf mal dégrossi .

humour noir du soir , en couleur

Cauchemar en vert de Fredric Brown ( 1961 )

ll se réveille,  prend conscience de la grande décision prise en cherchant le sommeil. Cette décision, il faut qu’il s’y tienne sans faiblir. S’il veut recommencer à se sentir un homme à part entière, il doit exiger de sa femme qu’elle consente au divorce. Cette issue est inévitable, depuis le début de leur mariage, six ans auparavant. Être le mari d’une femme plus forte que lui, sur tous les plans, n’est pas simplement intolérable, mais cela a peu à peu aggravé sa faiblesse, sa faiblesse sans espoir.

Sa femme non seulement peut le surpasser en tout, mais le surpasse en tout. Véritable athlète, elle le bat sans difficulté au golf, au tennis…Elle monte mieux à cheval, marche plus vite que lui, conduit mieux qu’il ne le fera jamais. Imbattable dans tous les domaines, elle l’écrase au bridge, aux échecs, au poker auquel elle joue comme un homme. Plus grave encore , elle a peu à peu pris en main son entreprise avec la gestion de ses fonds ; non seulement elle est capable de gagner plus d’argent qu’il n’a jamais rêvé d’en gagner, mais elle y arrive.
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