Pensée d’un black friday

Et dire que nous adoptons cette horreur commerciale qui cherche à nous faire consommer encore et toujours plus, un mois avant les fêtes 😒😬

Alors voici l’autre histoire d’un black Friday, un vendredi 11 novembre 1887, jour de l’exécution de quatre des huit militants de gauche arrêtés après l’explosion d’une bombe dans la manifestation de Haymarket Square, le 4 mai 1886 à Chicago, pour la journée des huit heures.

Cette manifestation était la réponse des ouvriers de la ville contre la répression policière du 3 mai 1886, lors de la grève de ceux des usines McCormick. Le lien entre les militants et l’attentat ne fut jamais établi.  August Spies, Albert Parsons, George Engel, Adolph Fischer furent pendus. Louis Lingg condamné aussi à mort s’est suicidé en prison. Michael Schwab, Oscar Neebe et Samuel Fielden graciés après six ans de réclusion.

En 1893 les condamnés seront réhabilités par le gouverneur de l’Illinois John Peter Altgeld, mettant en cause la police et son chef, qu’il juge responsable de l’attentat.

Ce Black Friday suscita  une réaction internationale. George Bernard Shaw déclara  « Si le monde doit absolument pendre huit de ses habitants, il serait bon qu’il s’agisse des huit juges de la Cour suprême de l’Illinois»

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j’en ai toujours plein le cou

https://juliette2410.wordpress.com/2018/02/16/jen-ai-plein-le-cou/

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Voilà un an que ce casse tête d’Arnold, coincé dans mon cou, m’enquiquine quotidiennement du lever au coucher …10 séances de massages de cervicales en piteux état suffiront elles à calmer ce nerf en colère qui commence sérieusement à me taper sur le système ?

Vos conseils sont les bienvenus, hormis celui de me couper le chef , car (déviation du sujet ) je resterai jusqu’à ma fin contre  l’inhumaine peine de mort , y compris pour la mienne  …

Quand un escargot en a plein le dos

Il est une fois un colimaçon débonnaire qui voyant sur son chemin un frère qui fait du coquille stop, le convie à partager sa chambre jusqu’à ce qu’il en dégote une. Son hôte très lymphatique lui pourrit vite la vie de ses exigences de ventre et son lit de ses excréments.

Sa maisonnette hier proprette est aujourd’hui un bordélique taudis.

Elle s’effrite sous le poids de la limace boulet que notre colimaçon routard, mais ni franc-maçon ni coureur d’élite, s’escrime pourtant à traîner sans relâche.

Il en a plein les cornes et dépressif sera sauvé in extremis par l’invitation d’une tortue amie l’appelant à la rejoindre aux Galapagos.

Il y caracolera nu et en quatrième vitesse, laissant le parasite squatteur se sortir comme un grand de son caca.

cocktail du soir

Tu dis que tu aimes les fleurs et tu leur coupes la queue, tu dis que tu aimes les chiens et tu leur mets une laisse, tu dis que tu aimes les oiseaux et tu les mets en cage, tu dis que tu m’aimes alors moi j’ai peur.

Jean Cocteau

Et je n’ai peut être pas tout à fait tort d’avoir peur puisque tu viens de m’offrir, ce, en te pendant à mon cou, une boite avec une drôle de cravate dedans, pour notre premier anniversaire de mariage .  Heureusement que je sais que tu as de l’humour mon amour …mais sait on jamais avec l’amour ?

à la pèche à la baleine…

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À la pêche à la baleine, à la pêche à la baleine,
disait le père d’une voix courroucée à son fils Prosper sous les voiles allongé,
à la pêche à la baleine, à la pêche à la baleine
tu ne veux pas aller, et pourquoi donc ? 

Et pourquoi donc que j’irais pêcher une bête qui ne m’a rien fait, papa,
va, va la pêcher toi-même puisque ça te plaît,
j’aime mieux rester à la maison avec ma pauvre mère et le cousin Gaston.
Alors dans sa baleinière le père tout seul s’en est allé sur la mer démontée…

Voilà le père sur la mer,
voilà le fils à la maison, voilà la baleine en colère,
et voilà le cousin Gaston qui renverse la soupière,
la soupière au bouillon.

La mer était mauvaise, la soupe était bonne.
Et voilà sur sa chaise Prosper qui se désole :
à la pêche à la baleine, je ne suis pas allé,
et pourquoi donc que j’y ai pas été?
peut-être qu’on l’aurait attrapée, alors j’aurais pu en manger.

Mais voilà la porte qui s’ouvre, et ruisselant d’eau
le père apparaît hors d’haleine,
tenant la baleine sur son dos, il jette l’animal sur la table,

une belle baleine aux yeux bleus, une bête comme on en voit peu,
et dit d’une voix lamentable :
dépêchez-vous de la dépecer, j’ai faim, j’ai soif, je veux manger.

Mais voilà Prosper qui se lève,
regardant son père dans le blanc des yeux,
dans le blanc des yeux bleus de son père,
bleus comme ceux de la baleine aux yeux bleus :
et pourquoi donc je dépècerais une pauvre bête qui m’a rien fait ?
tant pis, j’abandonne ma part.

Puis il jette le couteau par terre,
mais la baleine s’en empare, et se précipitant sur le père
elle le transperce de père en part.

Ah, ah, dit le cousin Gaston, ça me rappelle la chasse,la chasse aux papillons.
Et voilà, voilà Prosper qui prépare les faire-part,
la mère qui prend le deuil de son pauvre mari,
et la baleine, la larme à l’œil contemplant le foyer détruit.

Soudain elle s’écrie :
et pourquoi donc j’ai tué ce pauvre imbécile,
maintenant les autres vont me pourchasser en moto-godille,
et puis ils vont exterminer toute ma petite famille.
Alors éclatant d’un rire inquiétant,
elle se dirige vers la porte et dit à la veuve en passant :
madame, si quelqu’un vient me demander,
soyez aimable et répondez: la baleine est sortie, asseyez-vous, attendez la,
dans une quinzaine d’années, sans doute elle reviendra…

Jacques Prévert

Monsieur Chat

Je ne pensais m’attacher comme ça à toi , beau chat errant, tellement j’étais encore chagrinée par le départ de ma minette , mais tes yeux chamanesques fixés dans les miens,  m’ont jeté, de fil en aiguille, un charme : presque 600 jours passés à les contempler et je t’aime aujourd’hui autant que tu m’aimes …tu es resté plusieurs mois à m’observer de loin, et moi aussi, puis lentement est venu le temps de l’approche, chat sauvage au regard perçant, et nous nous sommes apprivoisés l’un et l’autre !  nous nous sommes choisis simultanément Monsieur chat …

la tête plongée dans les nimbus de Kyuss 😇

Et, voilà que ça me reprend d’écouter du Stoner rock 🎶 , peut être pour combattre le mélancolique novembre et sa doucereuse et colorée grisaille, ses averses sans cesse …

pour ne pas perdre du poil de la bête … et avec Kyuss, et son rythme souple et lancinant, je repars sur des roulettes volantes … pour un septième ciel magnifiquement nuageux…

Aïe ! Aïe! Aïe!

ça fait un bail que j’ai quitté les rails , que, vaille que vaille, je me taille pour échapper à la volaille qui braille, me mitraille de  » racaille!  » alors que je cherche un peu de travail et beaucoup de boustifaille. Embauchée pour représailles, la poulaille se fiche comme de son premier chandail que je sois sur la paille, dans une noire mouscaille jusqu’à mon maigre poitrail. Cette canaille n’espère que batailles pour empocher de la ferraille en pagaille, faire ripaille, alors que la faim tenaille mes entrailles.

La reprise de Clash 13 ans après l’original de the Equals en 67…

à la recherche d’une arrière grand mère perdue …

Nous savions bien, avec mes 2 frères et mes 2 sœurs,  longtemps avant la mort de Papa, en début d’année, que notre grand mère paternelle avait été une enfant abandonnée . Un quasi secret douloureux de famille …que notre Mamie très réservée n’a jamais abordé, secret que nous n’avons connu qu’à sa disparition en 1994, sans oser en demander plus …notre éloignement physique n’était pas non plus propice à de telles confidences …

Mais la disparition de mon père remue tout ça et je cherche depuis quelques jours qui était cette arrière grand mère, Victorine Poupelloz, qui à 26 ans a mis au monde en 1906, Louise Denise Poupelloz  ?

J’ai trouvé l’acte de naissance de ma grand mère et l’acte de mariage de 1927 de mes grands parents avec la preuve du décès de mon arrière grand mère et je vais continuer mes investigations…