Mauvais polar

Prise pour une pomme par de sacrés lascars, elle se retrouve, à l’heure de ses pépins un peu flétris, dans un cirage noir de noir. Elle a beau crier « dépêtrez moi de là » les ringards qui se sont régalés de ses écarts, n’en ont rien à cirer. Le ramassis de vicelards, qu’elle ne peut plus voir en avatar, se brossent du pot de peinture qu’ils ont seulement cueilli pour soulager leurs polards au plumard.

Bel et bien entubée, elle essaye de sortir à la force de ses petits bras de son magistral coup de Trafalgar.

Trop tard, elle n’a pas mangé d’épinards !!!

Heureusement par un heureux hasard, ou bien une bienheureuse empathie, un gars bonnard, sorti de nulle part sinon de son grand espoir, l’extirpe de son cauchemar.

Tous deux signeront des tubes signés « Nos pas à part « 

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la bette en moi !

J’ai récolté aujourd’hui les dernières bettes (ou blettes) du potager car elles risquaient de geler.

Il commence à faire un froid bestial, et là, c’est non seulement la fin des blettes mais aussi le début de celle des bêtes sauvages …puisque leur chasse est ouverte aux canons de fusils.

ça me fait peine d’entendre ces tirs !

Vais je devenir aussi une bête humaine à force de manger des bettes ?

La grosse bête qui sommeille en moi va t-elle se réveiller ?

Non jamais au grand jamais je ne tirerais sur une bette !

A moins de vivre sur une île déserte!

Mais je devrais tout simplement arrêter de manger des cadavres de bêtes

Je les aime tant ces bettes…

Et j’aime aussi le si détesté loup qui tue seulement pour survivre, lui ne peut point acheter ses côtelettes au super marché :mrgreen:

Quand les murs se resserrent …

De grosses huiles, non vierges de péchés, appâtent les petites sardines avec leurs hameçons visqueux au bout desquels pendent des ragots trafiqués, qu’elles gobent sans se poser de questions quant à leurs origines.

Agglutiné dans des boites, quoique conservé de façon optimale à l’aide de produits illicites permis, et bien qu’ayant perdu la tête, ce menu fretin se demande de temps à autre si son sort s’arrête à une vie de sardinânerie sans queue ni mémoire ?

Brisera t-il un jour ses murs de fer afin que l’affaire toujours plus florissante des crocos d’huiles, aux rires jaunes, tourne au vinaigre ?

les 4 saisons en une journée

A l’aube l’hiver ironique a semé ses grains de sel givrés sur montagnes et champs

Déguerpis ou tu récoltes mon pied aux fesses lui a conseillé l’inattendue apparition du printemps

Pas encore méchant, l’hiver conciliant a riposté  » Ok l’ami, laissons encore l’été s’exprimer »

Sur ce, un chaud sirocco a soufflé des mélodies à leur couper le caquet

Mais ce soir  l’automne  ignoré revendique son beau dernier mot …

je suis dans le tracassin médecin🙃

Quand j’ai fini de faire dodo, je ne sais plus parfois si je suis en repos ou si je dois aller au boulot!

Y’a des matins, des après midis, où je ne sais plus quel jour on est, ni quel mois, ni quelle année! !

Pire, parfois je ne me rappelle plus quel age j’ai !

Dois je me faire un grave souci ?

Consulter d’urgence un psy ?

Sauter rapido de ma planète ?

Stopper mon rythme pouet-pouet ?

Est ce le début du commencement de la fin ?

Et puis je verrai tout ça demain !!!

Télépathie

Pendant que cuisent ses raviolis intégralement réalisés de ses propres pattes, pendant que Riga Tony rêve de les partager avec un petit oiseau qu’il caressera de ses grosses pattes, Cannelle ( clic) , au nid lointain du sien, Cannelle aux longs spaghettoni d’ange noir, mijote de son coté des nouilles de riz qu’elle rêve de partager avec un exotique macaroni , qu’elle régalera de ses gourmandises sucrées-salées …

Leurs fourchettes et baguettes télépathes se réuniront elles pour un bouche à bouche de pâtes et ce pas pour l’épate !

Mauvais plan …

Grace à son physique atypique, Mr Bison décroche un boulot dans un cinéma d’horreur. Son employeur, un mauvais vivant, mort d’amour pour l’argent, croit avoir affaire à un déséquilibré costumé en zombie, alors qu’il n’est qu’un mort crevant d’envie de vivre. Sa bobine postée à l’entrée attire foule de morbides clients.

Lui qui se faisait tout un film sur sa nouvelle existence, comprend devant ses spectateurs persifleurs qu’il ne sera jamais que le piètre figurant d’un scénario zéro. Sa chevelure couvertes de pellicules, il perd ses couleurs, tourne de l’œil, crache ses mots…

Des arrêts sur ses images, diffusés à grande échelle, le plongent dans le nihilisme.

Quelle série glauque que ce monde de voyeurs !

Au bout du rouleau, il claque, emportant, heureusement avec lui une passionnée bisonette futée, du dessous des caméras, dans son royaume de l’ombre où, cachés du soleil de Satan, ils vivront leur amour sans fin 😀

piqûres de mouche

C’est moi la mouche … Tsé-Tsé  … celle qui crotte partout
Il a tant reçu de claques que devenu paranoïaque il s’est collé un masque 
Elle rumine et remâche ses regrets d’une vie sans apparentes taches
Il bave d’envie devant les sans soucis, aime tellement pleurer sur lui 
Elle adore contempler son reflet, a même décidé de se faire cloner  
Il a le cœur sur la main, quelle poire pensent ses pas copains
Obsédée par la propreté, sa maison est un musée tristounet
C’est un rapiat qui accumule, compte et recompte le pécule
Elle s’écoute parler, des autres peu importe, elle compte 
Il est monté en grade et fait voir ce qu’est son pouvoir
Elle lèche les bottes du patron, sous peu la promotion 
Elle se fourre à la messe, son mari ne caresse plus ses fesses
Ils vivent au delà de leurs moyens pour épater les voisins
Tant de mouches à pognon nous volent notre pognon pour leurs petits oignons
 .
 Mais, heureusement que volent encore tant de fines et belles mouches dans un monde que de grosses mouches à merde, que j’emmerde, pourrissent de leurs misérables crottes …