Ah ! qu’elles sont mimis les fleurettes de mon pays 🎻

Les sauvageonnes sont en retard sur les vôtres mais en avance ici sur celles du printemps dernier … il n’y en a pas encore bézef…le soleil brille à n’en plus finir depuis plus d’un bon mois, la douceur est là, mais la sécheresse aussi, la terre est aussi dure que le cœur d’un banquier, l’herbe presque aussi jaunasse que le sourire d’un politique,  la nature plus aride que le portefeuille de beaucoup …

Vivement la musique réjouissante de la pluie !

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Super arbre 🌳

Le moral plus bas que terre, épuisé d’être enterré dans un sol empoisonné, il décide de s’élever au dessus de sa condition végétale, si précaire,  et après des efforts survégétaux , se déracine et marche.

Il lancera le mot d’ordre à ses frères et sœurs, à toutes les plantes petites ou grandes, encore valides, de ce monde  » Levez vous et marchez, donnez vous tous et toutes la tige pour vivre enfin une existence digne de ce nom, digne de nous « 

Alors, qui m’aime me suive …

De la bouillie pour chat 🐱

Je l’ai trouvé, son chagrin chavira mon cœur. On tchatcha. Sa charmante minette qu’il chatouillait trop l’avait chassé. Dans la rue cruelle, un chat pelé lui filait sans cesse des châtaignes. Chaleureusement invité il ne nous a plus quitté, moi et ma table.

On s’attacha l’un à l’autre.

Mais, dès potron-minet, il mange, chaparde chapons et chamallows, s’empâte !

.

Quand je le charrie il chante  » Ne pas réveiller chat qui dort« , quand je le chapitre, « y’a pas de quoi fouetter un chat » 🎵

Et, chat philosophe croque toujours sa vie de chat 😽😻

elles sont revenues 😃

 

Aux Hirondelles

De l’aile effleurant mon visage,
Volez, doux oiseaux de passage,
Volez sans peur tout près de moi !
Avec amour je vous salue ;
Descendez du haut de la nue,
Volez, et n’ayez nul effroi !

Des mois d’or aux heures légères,
Venez, rapides messagères,
Venez, mes sœurs, je vous attends !
Comme vous je hais la froidure,
Comme vous j’aime la verdure,
Comme vous j’aime le printemps !

Vous qui des pays de l’aurore
Nous arrivez tièdes encore,
Dites, les froids vont donc finir !
Ah ! contez-nous de jeunes choses,
Parlez-nous de nids et de roses,
Parlez-nous d’un doux avenir !

Parlez-moi de soleil et d’ondes,
D’épis flottants, de plaines blondes,
De jours dorés, d’horizons verts ;
De la terre enfin réveillée,
Qui se mourait froide et mouillée
Sous le dais brumeux des hivers.

L’hiver, c’est le deuil de la terre !
Les arbres n’ont plus leur mystère ;
Oiseaux et bardes sont sans toits ;
Une bise à l’aile glacée
A nos fronts tarit la pensée,
Tarit la sève au front des bois.

Le ciel est gris, l’eau sans murmure,
Et tout se meurt ; sur la nature
S’étend le linceul des frimas.
Heureux, alors, sur d’autres plages,
Ceux qui vont chercher les feuillages
Et les beaux jours des beaux climats !

Ô très heureuses hirondelles !
Si comme vous j’avais des ailes,
J’irais me baigner d’air vermeil ;
Et, loin de moi laissant les ombres,
Je fuirais toujours les cieux sombres
Pour toujours suivre le soleil !

Auguste Lacaussade (poèmes et paysages 1852 )

Sardines à la Vénitienne (Sarde in saor)

Le saor ( saveur ) est une préparation aigre douce de la lagune de Venise, à préparer au moins la veille.

Nettoie un kg de sardines, pas trop petiotes (mon erreur) , étête les, enfarine les, puis fais les frire. Égoutte les. Émince en rondelles à peu près autant d’oignons. Une fois blondis dans l’huile d’olive, ajoute leur un demi litre de vinaigre de vin blanc, 1 quart de litre de vin blanc, 2, 3 cuillères à soupe de sucre ou de miel, 30 gr de raisins secs, 30 de pignons ( j’ai mis le double de chaque),  poivre et sel. Laisse bouillir deux, trois minutes et éteins le feu.

Dans un saladier superpose couches de sardines et couches d’oignons avec raisins et pignons. Termine par une bonne dose d’oignons. Verse dessus la sauce au vinaigre. Mets au frigo. Sers ton plat le lendemain avec de la polenta grillée ou tout simplement du pain .

c’est délicieux 😉 même si j’ai oublié d’acheter du vinaigre de vin blanc, remplacé par du Balsamique rouge