Au revoir Johnny …

Tes premières chansons ont bercé mon enfance de fillette romantique, merci tendre Johnny 🙂

Et petiote, tu m’as aussi fait connaitre de vieux morceaux de rock dont celui ci d’Eddie Cochran . Merci Johnny rockeur

Et j’aime aussi celui ci de mon adolescence ! merci Johnny bluesman

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Haut de forme et bottes de sept lieux

Je roule sur l’autoroute déserte quand, surgi de nulle part, un binoclard en costard surmonté d’un haut de forme m’oblige à stopper net.

L’invité surprise emboucane la voiture d’une odeur pestilentielle. Désolé pour le fétide relent ricane t-il mais n’ayant pas trouvé chaussure à mon pied dans mon repaire de fauves j’ai enfilé les bottes d’un satyre puant. Mais, je me présente, je suis le joker salvateur.

Allez bonhomme met la gomme qu’on décolle. Mon béni  maître attend les damnés de la terre pour les sauver, de la flambée des prix, du chômage, du terrorisme, des guerres, de la pollution, des arnaqueurs, des dictateurs …les sauver d’un monde sinistré, avec un feu purificateur.

au bal des crânes

Elles se sont rencontrées lors d’un bal réunissant les têtes bien faites du monde de l’au delà, des têtes aimantes, uniquement remplies des belles choses d’avant leurs après vies, pas des têtes crâneuses imbues de savoir , mais des têtes remplies d’humanité. A l’aise dans leurs petites pompes pas funèbres, elles ont dansé collé-serré du soir tombé à l’aube,  orbite contre orbite, tempe contre tempe, leurs os zygomatiques rayonnants de tendresse, leurs mandibules resplendissantes de la joie d’encore exister.

Puis elles sont parties prolonger leur  amour incorporel dans un sommeil intemporel. Posées sur un oreiller de nuages, enfouies dans son silence doré, elles se sont rêvées … jusqu’au prochain bal des têtes pas crâneuses

il désintoxique les neurasthéniques

Il mastique une gomme arabique en roulant des mécaniques. Prolifique en fantastiques pratiques acrobatiques l’atypique loustic en plastique panique les zygomatiques de son public d’un rire homérique. Très photogénique l’horrifique élastique drolatique, pas très catholique, revendique du fric puis, dynamique, prend ses cliques sans les claques sur sa trottinette électrique.

Après midi T.Rextasy 💫

T. Rex  fondé en 1967 à Londres par le chanteur Marc Bolan annonce le glam rockEgalement en 67, Marc Bolan rejoint brièvement les John’s Children, un groupe Mod aussi furieux sur scène que les Who, pour lequel il écrit  Desdemona, interdite à la radio. Au tout début des 70, talentueux musicien, compositeur, poète, sortant du lot, il fait un tabac au royaume uni !

Telegram Sam sera reprise par Bauhaus et Cosmic Dancer par Morrisey, des Smiths.

Puis délaissé par un public infidèle, il retrouve un bref succès en 75 avec Dreamy Lady, avec un look à la Siouxsie Sioux ( l’a t’elle copié ? ) laquelle reprendra son morceau 20th Century boy;

En 77, âgé de 30 ans, revenant d’une tournée avec le groupe punk the Damned, il est tué dans un accident de la route.

Felinien

C‘est une étrange journée, je ne suis plus celui que j’étais. Tout sonne faux, cette ville avec ses tours vertigineuses, ses murs sales, sa cacophonie, ses mauvaises odeurs, me donne un haut le cœur… les visages que je croise me regardent du coin de l’œil. J’essaye de m’isoler dans un bar, mais pas moyen, nom d’un chien, d’avoir la paix.
Des curieux me reluquent comme un animal de foire. Je souffle, je crache, je me hérisse.
Une furieux désir d’aller me rouler dans l’herbe m’envahit. Mes vêtements m’encombrent. Ah! que j’aimerais les enlever, crier, courir, libre comme un chat, et pourquoi pas ? Eux ne se posent pas de questions, vivent au jour le jour, au petit bonheur …
Mais ! mon reflet dans une vitrine en est un … c’est fantastique ! miaou !  miaou !  je file au vert …
J’y rencontrerai peut être une Duchesse égarée à laquelle je ronronnerai des mots doux !

A quand la détarisation ?

On dératise les grandes villes, d’accord les rats les envahissent, mais d’autres habitants de ces mêmes villes sont infiniment plus nuisibles que les rats : ce sont les tarés.

Et, si on se préoccupait de détariser notre monde de ces ratés aux cerveaux atrophiés qui dévient dans leurs esprits et leurs actes, tuent à petit feu avec la nourriture, l’atmosphère, les eaux, les terres, les drogues dures médicamenteuses, ou autres, qu’ils infestent de produits nocifs. Ces intouchables demeurent, eux , libres de continuer à empoisonner, et ne sont pas piégés eux.

Il ne connaissait que trop la musique 😬

Mené à la baguette par sa mégère, surnommée  » la charrue « ,  avec laquelle en désaccord il ne fait plus musette, la vie de Momo est une insipide rengaine. Après avoir pianoté 7 h sur un  clavier, il n’a pas même le temps de recharger ses batteries que l’attendent des corvées ménagères bien orchestrées.

Flûte, flûte , flûte ! marmonne t’il en sourdine, lorsqu’une voix de crécelle lui ordonne à cor et à cri d’accélérer la cadence. Il répond qu’il n’a pas la caisse, espérant faire vibrer chez elle une corde sensible. Elle élève le ton outre mesure  » Tu joues encore du pipeau, change de disque et active le rythme. » La basse maîtresse-chanteuse ressasse sa gamme.

Saturé, mais se refusant d’assassiner le morceau, puis de payer la note en  finissant au violon, Momo fuira sans tambour ni trompette, pour la route 66(clic !)  Wouah! Wouah !  et en avant la musique !!! claironne t’il en appuyant sur la pédale.