mes chères poupées de chair

Salut mes petits, alors on s’amuse bien chez moi, hein ! Nourris, logés, blanchis, vous menez une vie de château. Je subviens à tous vos besoins. Quant à moi, entouré de mes petits chéris, je suis plus heureux qu’un roi.

Je suis plus fort que Dieu !!! que dis je ? je suis Dieu !

On dit que j’ai la folie des grandeurs, mais j’ai gagné mon pari, rétrécir des humains : Un petit tour dans mon spécial sèche linge et le tour est joué !  Ah ! ah ! ah !  ils vont enfin comprendre mon génie ces minus qui rient de moi, et bien rira bien qui rira le dernier ! parce que vous allez procréer, oh que oui ! vous aussi ferez des tout petits bouts, mes petits chéris .

Vous serez les géniteurs d’une nouvelle espèce , celle des Riquiquis , murmure t-il encore … ne voulant pas effrayer de sa voix gargantuesque ses poupées chéries …

Mémé et la smala

Mémé Aimée aime mes mets, mais ton thon tonton la tente. Mamma mia ! miaula l’ami Mimi chat, Mamie tond le thon, tandis que de son lit aboie l’otarie Riri.

 

Ridicule hulule Hercule cousin zinzin perché sur l’arbre à chat tandis que tous les rejetons d’Aimée d’un Arrête mémé  se ruent sur les restes de ton thon.

Et vla que Vladimir mirliton tonitrue Hu ! hu ! hurray ! résistez terriens, rien n’est perdu, y’ a du cétacé ! 

C’est assez ! baisse le ton ! chante baleine blanche et Venez vous régaler de salicornes.

Baleine rarissime au large de l’Australie en 2016

Et cachalot prit en paix, avec la pépée de tonton, tontaine et tonton, le chemin de la belle mer.

quand c’est plus cool !

Elle fulmine, elle n’ y croit plus dur comme fer, à repasser sa vie dans sa tête, elle comprend qu’elle ne vaut plus un clou. Elle s’est retrouvée au clou, achetée par un plouc qui ne sachant point planter le moindre clou veut tout de même la suspendre à son mur d’enfer. Mais elle, d’un humour féroce, écrase son tortionnaire, au look cruel, et de toutes ses forces étête le dernier de ceux qui veut encore la blesser profondément, s’enfoncer dans ses trous déjà béants, l’accrocher sur sa façade comme porte bonheur.

ben-chen-illustrations-30-676x528Heureuse d’avoir saboté le travail de celui qui espérait la mettre aux fers, Lucie Fer qui n’a jamais garni que les sabots de chevaux gentilshommes tombe ses deux fers en l’air ! Non, elle ne sera jamais le clou d’un spectacle pas fair play  …

Mieux vaut dévisser que d’être vissée par un non aimant 🙄

le Mac à Dames

Captivé jusqu’à l’obsession par les dames oiselles un mac les collectionne.

Grâce à un irrésistible magnétisme il attire des centaines et centaines de conquêtes ailées, capture ses proies dans sa toile grande tendue à ciel ouvert, les y diffuse, les fait défiler en ligne sur son grand écran au fil des jours et des nuits, puis une fois sa mémoire trop encombrée, les libère au fur et à mesure dans la nature afin que son cerveau saturé ne disjoncte pas plus, mais aussi par amour et pitié pour ces oiselles captives …

Comme quoi même un mac peut parfois avoir des sentiments désintéressés !

masqués à vie …

Il le portait depuis sa naissance, lui, mais également toute sa génération, depuis la pandémie qui avait sévi plusieurs dizaines d’années auparavant. Il était une seconde peau qu’aucun ne s’avisait d’enlever, hormis pour dormir, s’alimenter, se laver, car la peur était ancrée dans l’inconscient collectif.

Les teints étaient incolores, l’odorat très diminué, mais le sens de la vue était devenu prodigieux. Personne n’avait plus aucun besoin de lumière pour se diriger dans l’obscurité …

et bientôt une nouvelle génération, celle de petits d’hommes masqués naturellement à la naissance, apparut…

Qu’on arrête de se fisher de nous !

 

Petit poisson nage dans un désert d’eau infini

Aucun joyeux clapotis ne brise

le silence

De l’amer …

Des bateaux 

empoisonneurs d’existences

Mais, petit poisson amoureux de la vie combat

251477Ferdi Rizkiyanto

Pour ne pas crever d’une mortelle épidémie

Ne pas finir le ventre en l’air

Il ne mord pas aux hameçons tendus pas les requins

Humains

s’équipe d’un masque

Avec lequel il vaincra ces rascasses !

un phraseur « muet »

Ses cheveux soudainement dressés en épis circonflexes autour de son visage aigu aux traits tirés, ses sourcils majuscules virgules soulignant ses yeux, ronds terrorisés posés sur le I pointu de son nez, son regard barre oblique semblant apercevoir une vision cauchemardesque, sa bouche espace béant qui n’énonçait rien, furent une interrogation orale surprise pour nous, une terrible parenthèse dans notre débat animé entre amis, parenthèse avec d’interminables points de suspension ……
Lui si volubile d’habitude !
Je lui donnai une belle affectueuse accolade.
Il y répondit par un minuscule crochet du gauche raté qui accentua l’apostrophe qu’il nous lança d’un accent grave « Taisez vous! »  suivie  d’une terrible révélation « J’arrivais pas à en placer une , un point c’est tout !!! » s’exclama t’il , dans le silence sidéral qui s’ensuivit, ponctué d’un unique éclat de rire : le sien .

une grenouille de rêve

Je faisais une plongée dans la grande bleue quand elle est apparue, hallucinante fleur de la mer. Habillée d’un scaphandre d’une autre époque, souriante, elle divaguait paisiblement, en parfaite harmonie avec l’élément.

D’un coassement pétillant, elle m’a invité à la suivre. Nous sommes remontés sur terre. Dévêtue de sa carapace elle a dansé sur l’herbe, puis, métamorphosée en petite rainette, elle est partie en sautillant à travers champs…je me suis frotté les yeux.

Elle m’a laissé en souvenir son équipement . Depuis, crapaud mordu d’amour, je crapahute les alentours en sifflant comme un damné pour qu’elle revienne !

Pour petits et grands enfants, des rêves bleus ☺

Pour faire briller les yeux d’enfants, ceux de mes mômes apeurés par l’enfermement , j’ai peint de bleu outremer leur nid de sommeil et j’y ai posé beaucoup de mignons faux poissons rouges… Ils écument les rêves, ils les apaisent. Ils les plongent dans un océan lumineux de songes. La mer submerge les assoupissements, ses ondes accueillantes les emportent dans une infinie douceur, ils divaguent dans la joie sans heurter aucun écueil. La mer berce et calme inquiétudes et angoisses.

La mer c’est l’évasion …

A leurs réveils, les yeux scintillent de mille étincelles …

il n’était pas un loustic !

Une sauvageonne toute de rouge vêtue fait du stop sur un chemin glacé , éclairée d’une seule loupiote, porter un sac à dos rempli de victuailles à grand maman isolée dans une noire foret des Abruzzes. Une moto chevauchée par un grand loup désinvolte s’arrête, l’emporte à travers les bois enneigés.

 » Arrête toi grand fou, j’ai peur  » « Que nenni  !!! répond il , j’suis pas un louf,  j’suis réglos. Je sais où tu veux en venir …Pour venger ton aïeule tu vas me faire le coup du charme, te barrer sur ma moto, me dénoncer pour harcèlement … Je ne suis pas un marlou : ne cherche pas à louvoyer princesse des bois !

« Grand loup, tu as de si belles dents que je me fie à elles  »

 » Et toi de si beaux yeux si verts d’éternité qu’ils me rendent déjà heureux »

De papotages en papotages, de rigolades en rigolades, ils tombèrent en amour … la haine aberrante pour le grand méchant loup prit enfin fin, après leurs mises au monde de louzommes plus tolérants que les plus tolérants des hommes…