Coups de coeur et de gueule d’une étrangère

Zinnia  l’ardente petite Mexicaine aime bien Haricot Beurre loin d’avoir inventé le fil à couper ce dernier, mais tendre à croquer.

A Zinnia plait aussi, le vieux de la vieille, Persil, qui de ses longs brins caressant gentiment sa tige lui enseigne de simples choses de la vie.

Zinnia ne pourrait plus se passer de sa super copine Blette ni de ses mignonnes blagounettes,  pas si bettes que ça.

Zinnia  raffole du parfum d’un suprême Basilic qui réchauffe ses nuits mélancoliques de suaves songes orientaux.

Quant aux raves parties nocturnes de Betterave elle s’en passerait volontiers, pourtant de jour Betterave est si douce qu’elle n’y voit pas rouge.

L’arrogant Navet se prenant pour un chef d’oeuvre en péril la déconcerte, mais, quand il mijotera dans le pot au feu il en reviendra.

Et  la délicieuse fleur de courgette, est autant de calins pour le petit potager, si hospitalier, même le poireau rébarbatif, toujours planté là à les zieuter de son regard de flic, en a les yeux bouleversés.

Zinnia, rayon de soleil expatrié, illumine le potager entier !

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Quand Alice s’émerveille

Alice, l’aînée des lys, veut quitter son pot natal, attirée par un irrésistible appel du ciel. Malgré les paroles moqueuses de ses sœurettes empotées, très terre à terre, Alice reste persuadée que ses pétales sont des hélices qui l’emporteront au delà de son terne réel. Vous verrez, je m’envolerai au dessus du monde. Je ne veux pas finir enterrée dans ce bac étriqué !!!  Un petit zéphyr entend son désir, et, en coup de vent, la dépote, la dépose sur un cirrus bienveillant.

Alice, enfouie dans de délicieuses plumes blanches, vivra au septième ciel de passionnants délices…

Pantalonnade 😎

Elle enfile son jogging pour perdre encore de sa culotte de cheval; mettre enfin des corsaires ou des shorts au ras de ses belles  fesses replètes, que le gars qui a planté sa tente à coté de la sienne la regarde enfin !!! Elle a le béguin pour  lui, mais aux yeux de ce Casanova entouré seulement de nanas cigarettes, des bombes en bikinis anatomiques, avec ses bermudas serrés sur ses cuisses rondouillardes , elle ne ressemble qu’à un petit boudin.

Et, ce matin là ce petit salop pète dans son falzar en se fendant la poire devant elle. ça fuse haut !  aussi ni de une ni de deux lui taille t-elle illico un costard en le défroquant.

Furieux, il en craque son slip, et sera l’inventeur d’un string ficelle, un bas de gamme …

Quoi !!! qu’est ce qu’elle a ma 🍏 ?

Ce matin j’ai failli tourner en compote en apercevant ma pomme !  J’ai voulu la raser de près, histoire de voir si ce n’était pas l’effet hallucinogène de la bouteille de Calvados, qui sait peut être infectée de pesticides , que je me suis enfilée hier soir après une grosse dispute avec « ma reinette d’amour », pour qui je suis mordu jusqu’au trognon.

Un morceau de ma peau, d’un coup de  lame, est parti en pelure.  Quel pépin 😮. Bref, j’ai badigeonné ma plaie de pommade, mais bon là j’ai vraiment l’air d’une « vieille pomme pelée  » comme me surnomment affectueusement mes collègues. Y vont pouvoir encore se payer ma boule et à juste raison maintenant et y vont pas me faire de quartiers !

Ce matin j’en ai plus que gros sur la pomme, et je suis complètement paumé  🙄

Adieu Lucy

une nouvelle  d’Henri Gougaud ( écrivain, poète, et chanteur )

Tous ses voisins adoraient Lucy Quimby. Elle était gaie, discrète, serviable, la bonté même. Les jeunes cadres un peu snobs du quartier l’estimaient quelconque –  un peu boulotte, un peu courte sur pattes, un peu trop blonde – mais dans son regard ensoleillé pétillait une telle gentillesse qu’il suffisait qu’elle vous dise « bonjour », de grand matin, à l’heure où l’on achète son journal, pour que l’on se sente aussitôt d’humeur allègre et que l’on ait envie d’embrasser ses deux joues rebondies.

C’est ce qu’avait fait Joseph Quimby. Un jour de printemps, courant à son bureau, la serviette sous le bras, il l’avait rencontrée, revenant du marché, son panier débordant de carottes et de salades. En passant elle lui avait dit un mot aimable avec, dans l’œil, son bon sourire. Alors pris subitement de folie fantasque, il l’avait serrée sur son cœur. Trois mois plus tard, il l’avait épousée. Depuis, Joseph et Lucy étaient aussi heureux qu’on peut l’être en ce bas monde.

Pourtant, malgré l’amour qu’elle portait à Joseph, la bonne Lucy ne lui avait jamais avoué l’étrange,secret qui faisait d’elle une femme hors du commun: elle était sorcière. Sa grand-mère – une fieffée mégère, elle – lui avait appris avant de mourir quelques incantations assez efficaces pour lui permettre de se transformer en n’importe quel animal. Lucy avait le pouvoir d’entrer à volonté dans la peau d’un chat de gouttière ou d’une souris de salon, d’un tigre ou d’un dragon flamboyant, les monstres légendaires n’étant pas exclus du catalogue. Mais elle n’abusait pas de ce don. Elle en usait avec la plus extrême discrétion. Sans doute, de temps à autre, allait-elle voleter, abeille parmi les abeilles, autour des fleurs de son jardin, mais elle ne poussait jamais plus loin l’extravagance. Lire la suite

quand des grolles ne sont plus drôles

Babouchka, la ballerine, héberge sur sa péniche, Clarck, vendeur de sarcophages, un traîne-savates qui lui colle aux baskets,  lui roule des bateaux de patins, dont elle n’a plus rien à cirer. Ce soir,  l’obstinée tête de mule, barque avec ses gros sabots, d’énormes valises sous les yeux, et complètement dans le cirage, soul à lier, lui fait toute une tartine pour des asperges mal cuites. Il ne la délasse plus mais la lasse. 

expression : trouver chaussure à son pied dans jouer avec les mots - expressions rqhs73kkElle en a plus que plein les bottes de ce Totoche  , voudrait trouver tatane à son peton,  un va nu -pieds pantouflard ferait son délice .

Aussi pour qu’il prenne ses cliques sans claques, remplace t-elle  ses asphyxiantes par des caisses à fleurs. 

Viva la mia strega ❣

Ô sole mio ! che meraviglioso giorno, sono innamorato pazzo d’un fiore rosso

Quesaco ? hurle le dirlo, encore toi l’ostrogoth che canta falso ! stoppe ton numéro et directo au boulot !

Povero dirlo pas rigolo. Tu nous rends paranos. Même pas l’droit de chanter au bureau. On se croirait dans un scénario del medioevo.

Toi mon coco vas y mollo, sinon au pain et à l’eau. Et tu copieras cent fois : je suis un zéro. Obéis ou alors tu finiras clodo.

Sei un fascista cretino e io non sono un agnello, allora non ti tiro il mio capello,. Vai al diavolo bruto stronzo …è basta il tuo lavoro da matto !

Che felice che sono adesso, libero come un uccello. Vado subito a cantare il mio amore per la mia  bellissima strega al mondo intero …

Super 🌟Nova

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Solitaire, je me languis sous les étoiles. Un immense manque de tendresse me rouille, m’écrabouille. Crée par un homme de fer qui n’a jamais voulu exaucer mon souhait d’avoir une compagne, par peur que je ne néglige mes taches de robot à tout faire, je dépéris lentement. Je médite sur mon immortelle solitude, en mal d’une sœur de cœur qui la partage, quand une lilliputienne étoile filante tombe du ciel.

Compatissant à la détresse de la céleste aussi esseulée que moi , je la recueille. Ô miracle de mon  désir intime, une fleur vivante au cœur d’or naît .

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Dans la chaleur de ses pétales, je rajeunirai d’une éternité  ….

Quand une vieille tête d’ampoule a encore du jus

Je ne suis plus au courant, débranchée qu’ils disent, moi qui carburait au 220 volts, plus rien ne m’électrise parait il. J’aurais soi disant de la neige dans la tête.

Faut dire qu’à force de les illuminer gentiment sans cesse, ce, sans retour de flammes, j’ai perdu de ma lumière extérieure et je suis à présent grillée à leurs yeux, éteinte à leur dire. Je ne les éclaire plus assez, aussi veulent ils me remplacer  par une jeunesse smart intelligente. La hors circuit va donc éclairer leurs lanternes, avec un petit court circuit juteux, et ouais 😬,  ils vont voir de quel bois l’obsolète se chauffe.

Qui se frotte trop à ma douille en prend plein la bouille …

guili-guili 🖐🏿

Chaque jour, aussi légère qu’une plume, elle rampait sur le tendre cou blanc qu’elle caressait de ses longs doigts noirs, si agiles. Conquise par cette originale masseuse au doigté si câlin, la jeune fille la gardait à l’abri, sous son épaisse chevelure. Elle avait une totale confiance en cette menotte au tour de main sans bavure, savait qu’elle ne lui jouerait jamais de mauvais tours, et, se disait  simplement qu’elle découvrirait un jour le secret de cette étrange créature…