Fées d’hiver ⭐⭐⭐

Tiago Hoisel

On a retrouvé dans le grandiose livre de l’épopée de l’univers ce fait divers raconté par Loen, qu’il a écrit avoir vécu enfant.

Une nuit d’hiver printanier, des milliards d’étoiles ont lancé dans le ciel de scintillants appels à tous les enfants du monde. Hypnotisé, j’ai  suivi en toute confiance ma bonne étoile, et elle m’a emporté loin, loin, immensément loin, dans l’infini spatial, moi, mais aussi d’autres milliards d’enfants croisés tout au long de cet inoubliable voyage.

Suivis à la loupe par nos extraordinaires étoiles pétillantes de tendresse, nous avons été sauvés in extremis d’une fin imminente, ai je appris beaucoup plus tard … car notre planète terre commençait à pourrir comme une orange trop pressée sous un soleil devenu beaucoup trop ardent.

Et nous, les rejetons d’une humanité en péril de mort, protégés par des anges, avons navigué dans l’univers jusqu’à trouver de nouvelles planètes vierges et hospitalières baptisées « Stelle d’amore »

un chagrin vieux comme le monde

Le barman interpella l’homme pathétique qui s’en allait après avoir consommé une belle quantité de bières:Monsieur au fond de votre verre vous oubliez votre chagrin, il va s’y noyer c’est certain !

Le buveur laissa tomber des larmes qui, honteuses, allèrent se cacher dans sa poche. « Ce n’est pas un grand drame, juste un chagrin d’amour, une histoire comme il en arrive tous les jours, qu’il se noie donc cet affreux il me rend si malheureux »

Monsieur pardonnez moi d’insister mais votre chagrin n’est pas anodin, j’en ai vu de toutes sortes vous savez, des riquiquis sans saveur, des mesquins pleins de rancœur, mais le votre resplendit de vie !!! Emportez le je vous en prie, ne le laissez pas mourir ici, il ne mérite pas cette fin … qu’il expire dans la douceur. Choyez le, c’est un si beau chagrin. Il s’endormira tout naturellement au fond de votre cœur, croyez moi, et bientôt vous serez à nouveau un homme libre et serein !!!

Fellinien 😺

C‘est une étrange journée, je ne suis plus celui que j’étais.
Tout sonne faux ici, cette ville avec ses tours vertigineuses, sa saleté, sa cacophonie, ses puanteurs me donne un haut le cœur…les passants me dévisagent du coin de l’œil.
J’essaye de m’isoler dans un bar, mais pas moyen d’avoir la paix ni d’être serein.
Des curieux me reluquent comme un animal de foire. Je souffle, je crache, je me hérisse.
Une furieux désir d’aller me rouler dans l’herbe m’envahit.
Mes vêtements m’encombrent. Ah! que j’aimerais les enlever, courir, libre comme un chat sauvage, et pourquoi pas ?
Eux ne se posent pas de questions, vivent au jour le jour, au petit bonheur la chance…
Mais ! mon reflet dans une vitrine est un minou …c’est fantastique !
mon souhait s’est réalisé …
Miaou!  Miaou!  je file au vert et au chaud …
j’y serai au poil 😸
J’y rencontrerai enfin ma Duchesse, je lui ronronnerai des mots doux, des mots chaleureux ❣❣❣

mes chères poupées de chair

Salut mes petits, alors on s’amuse bien chez moi, hein ! Nourris, logés, blanchis, vous menez une vie de château. Je subviens à tous vos besoins. Quant à moi, entouré de mes petits chéris, je suis plus heureux qu’un roi.

Je suis plus fort que Dieu !!! que dis je ? je suis Dieu !

On dit que j’ai la folie des grandeurs, mais j’ai gagné mon pari, rétrécir des humains : Un petit tour dans mon spécial sèche linge et le tour est joué !  Ah ! ah ! ah !  ils vont enfin comprendre mon génie ces minus qui rient de moi, et bien rira bien qui rira le dernier ! parce que vous allez procréer, oh que oui ! vous aussi ferez des tout petits bouts, mes petits chéris .

Vous serez les géniteurs d’une nouvelle espèce , celle des Riquiquis , murmure t-il encore … ne voulant pas effrayer de sa voix gargantuesque ses poupées chéries …

Mémé et la smala

Mémé Aimée aime mes mets, mais ton thon tonton la tente. Mamma mia ! miaula l’ami Mimi chat, Mamie tond le thon, tandis que de son lit aboie l’otarie Riri.

 

Ridicule hulule Hercule cousin zinzin perché sur l’arbre à chat tandis que tous les rejetons d’Aimée d’un Arrête mémé  se ruent sur les restes de ton thon.

Et vla que Vladimir mirliton tonitrue Hu ! hu ! hurray ! résistez terriens, rien n’est perdu, y’ a du cétacé ! 

C’est assez ! baisse le ton ! chante baleine blanche et Venez vous régaler de salicornes.

Baleine rarissime au large de l’Australie en 2016

Et cachalot prit en paix, avec la pépée de tonton, tontaine et tonton, le chemin de la belle mer.

quand c’est plus cool !

Elle fulmine, elle n’ y croit plus dur comme fer, à repasser sa vie dans sa tête, elle comprend qu’elle ne vaut plus un clou. Elle s’est retrouvée au clou, achetée par un plouc qui ne sachant point planter le moindre clou veut tout de même la suspendre à son mur d’enfer. Mais elle, d’un humour féroce, écrase son tortionnaire, au look cruel, et de toutes ses forces étête le dernier de ceux qui veut encore la blesser profondément, s’enfoncer dans ses trous déjà béants, l’accrocher sur sa façade comme porte bonheur.

ben-chen-illustrations-30-676x528Heureuse d’avoir saboté le travail de celui qui espérait la mettre aux fers, Lucie Fer qui n’a jamais garni que les sabots de chevaux gentilshommes tombe ses deux fers en l’air ! Non, elle ne sera jamais le clou d’un spectacle pas fair play  …

Mieux vaut dévisser que d’être vissée par un non aimant 🙄

le Mac à Dames

Captivé jusqu’à l’obsession par les dames oiselles un mac les collectionne.

Grâce à un irrésistible magnétisme il attire des centaines et centaines de conquêtes ailées, capture ses proies dans sa toile grande tendue à ciel ouvert, les y diffuse, les fait défiler en ligne sur son grand écran au fil des jours et des nuits, puis une fois sa mémoire trop encombrée, les libère au fur et à mesure dans la nature afin que son cerveau saturé ne disjoncte pas plus, mais aussi par amour et pitié pour ces oiselles captives …

Comme quoi même un mac peut parfois avoir des sentiments désintéressés !

masqués à vie …

Il le portait depuis sa naissance, lui, mais également toute sa génération, depuis la pandémie qui avait sévi plusieurs dizaines d’années auparavant. Il était une seconde peau qu’aucun ne s’avisait d’enlever, hormis pour dormir, s’alimenter, se laver, car la peur était ancrée dans l’inconscient collectif.

Les teints étaient incolores, l’odorat très diminué, mais le sens de la vue était devenu prodigieux. Personne n’avait plus aucun besoin de lumière pour se diriger dans l’obscurité …

et bientôt une nouvelle génération, celle de petits d’hommes masqués naturellement à la naissance, apparut…

Qu’on arrête de se fisher de nous !

 

Petit poisson nage dans un désert d’eau infini

Aucun joyeux clapotis ne brise

le silence

De l’amer …

Des bateaux 

empoisonneurs d’existences

Mais, petit poisson amoureux de la vie combat

251477Ferdi Rizkiyanto

Pour ne pas crever d’une mortelle épidémie

Ne pas finir le ventre en l’air

Il ne mord pas aux hameçons tendus pas les requins

Humains

s’équipe d’un masque

Avec lequel il vaincra ces rascasses !

un phraseur « muet »

Ses cheveux soudainement dressés en épis circonflexes autour de son visage aigu aux traits tirés, ses sourcils majuscules virgules soulignant ses yeux, ronds terrorisés posés sur le I pointu de son nez, son regard barre oblique semblant apercevoir une vision cauchemardesque, sa bouche espace béant qui n’énonçait rien, furent une interrogation orale surprise pour nous, une terrible parenthèse dans notre débat animé entre amis, parenthèse avec d’interminables points de suspension ……
Lui si volubile d’habitude !
Je lui donnai une belle affectueuse accolade.
Il y répondit par un minuscule crochet du gauche raté qui accentua l’apostrophe qu’il nous lança d’un accent grave « Taisez vous! »  suivie  d’une terrible révélation « J’arrivais pas à en placer une , un point c’est tout !!! » s’exclama t’il , dans le silence sidéral qui s’ensuivit, ponctué d’un unique éclat de rire : le sien .