Quand un coiffeur décoiffe !

Il vient de s’installer dans le coin. Il parait que ses coiffures sont du dernier cri, qu’il a des ciseaux de fée, des doigts de fer dans une main de velours. Je me fais pourtant quelques cheveux blancs en entrant dans son salon car il n’y a ni les 3 pelés et 1 tondu espérés, pas même de boules à zéro, ni aucune coupe qui n’a pas eu de bol. Une clientèle inexistante, qui au moins ne se crêpera pas le chignon. Mais, les clic-clac incessants de ses cisailles ne sont pas pour me rassurer.

Mes cheveux dressés sur ma tête , il ne me ratera pas ! en deux temps, trois mouvements il me règle mon affaire.

Ouf, je m’en tire bien, avec un carré digne de celui de la divine Cléopâtre.

1963, CLEOPATRA

J’ai gagné mon pari avec le village froussard et retrouvé du poil de la bête avec mon porte monnaie garni de pépètes

Publicités

insectitude

Nos vies se sont croisées alors que nous traversions tous deux le même chemin. Il s’est arrêté net quand je me suis accroupie pour le photographier. Il était long de quelques 3 centimètres, étrange et mignon , mais j’ai oublié de lui demander son petit nom 😮  .

Alors j’ai cherché à identifier ses yeux bleus et son abdomen jaune sur cet excellent site  http://www.vertdeterre.com/  mais sans succès : c’est un coléoptère oui mais lequel ?

Quand un stylo perd son style

Un stylo est en peine !  il sèche, se noue, devient tortueux, incompris voir presque illisible. La main qui le manipule depuis des années n’a ces derniers temps plus grand chose de joliment neuf à lui notifier, hormis les belles choses du printemps et de ses amours, mais beaucoup de vilaines choses à lui faire cracher sur l’hiver du monde. Pourtant il reste vaillant, son œil vigilant guettant forces et défaillances de celle qui le manipule avec son gré. Il attend attentif à ses désirs.

Il attend confiant que libérée de ses peurs elle le délivre, pour écrire avec elle ce que ressentent leurs plumes et tous deux soulagés s’envoleront ensemble…

l’arroseur arrosé

Il enfourche sa moto pour aller voir le super tuyau conseillé par un ami. Quelle plante rarissime ! s’exclame t’il arrivé à destination, complètement sous le charme de la jardinière en tenue exotique qui sème des graines en faisant d’affriolants ciseaux. Vais je oser inviter cette fleur à boire un pot au risque de me prendre un râteau ?

Il ose ! l’arrose même à la pelle de compliments au ras des pâquerettes. Elle l’ignore en tournant avec mépris sa jolie tête. Quelle bêcheuse ! Comme il a également une tête de pioche, il lui propose innocemment, en mettant toutefois des gants, non seulement de tondre son gazon mais aussi de labourer son potager. Menacé d’une faux et arrosé d’un jet cinglant d’eau froide, il fuit.

Il ne l’a pourtant pas conviée à découvrir son outil d’amour, ni tenté de l’effeuiller de ses grosses paluches , mais il a un peu trop piétiné ses plates bandes, de ses pieds de bœuf mal dégrossi .

humour noir du soir , en couleur

Cauchemar en vert de Fredric Brown ( 1961 )

ll se réveille,  prend conscience de la grande décision prise en cherchant le sommeil. Cette décision, il faut qu’il s’y tienne sans faiblir. S’il veut recommencer à se sentir un homme à part entière, il doit exiger de sa femme qu’elle consente au divorce. Cette issue est inévitable, depuis le début de leur mariage, six ans auparavant. Être le mari d’une femme plus forte que lui, sur tous les plans, n’est pas simplement intolérable, mais cela a peu à peu aggravé sa faiblesse, sa faiblesse sans espoir.

Sa femme non seulement peut le surpasser en tout, mais le surpasse en tout. Véritable athlète, elle le bat sans difficulté au golf, au tennis…Elle monte mieux à cheval, marche plus vite que lui, conduit mieux qu’il ne le fera jamais. Imbattable dans tous les domaines, elle l’écrase au bridge, aux échecs, au poker auquel elle joue comme un homme. Plus grave encore , elle a peu à peu pris en main son entreprise avec la gestion de ses fonds ; non seulement elle est capable de gagner plus d’argent qu’il n’a jamais rêvé d’en gagner, mais elle y arrive.
Lire la suite

L’est démerdard l’avatar

Coincée par hasard dans une bagarre de bar,

les tentacules d’un calmar pochard me mettent dans le coaltar.

Mais un homme-lézard me sort du canular.

Il tranche les bras du connard en rondelles de sauciflard.

Elles sont surgelées pour les viandards,

et je continue dans sa Jaguar.

L’est pas bavard le lézard ,

faut dire qu’il en bave dans l’enfer du Tartare !

 

mais, blague à part, c’est pas vraiment avec moi qu’on se marre,

c’est aussi un cauchemar de fréquenter une femme-cafard.

Pourtant y’a pas de lézard !

on trouvera un accord fêtard,

qui sait peut être au plumard ?

Sous sa peau de dur pour cuir l’a un cœur d’or ce lézard …

le vieux port de Marseille

Il est resté très sympa et malgré son age antique n’est ni grognon ni sale, les Gabians  sont beaux et pas chieurs,  ses poissons et coquillages frais, leurs prix tiennent debout pour concocter de simples et excellents risottos ou pâtes, ou pour une bonne bouillabaisse , mais bon là, faut du temps, du savoir faire et plus de pépètes !en voilà un qui a trouvé son bonheur , au voleur, lance à la criée la poissonnière !


D’autres voient miroiter sous leurs becs la divine sardine qui leur en bouche un coin

les maquereaux  sans petites morues à leurs cotés sont foutus 

Tandis que l’anguille cherche à se défiler , même tirés des poches, les couteaux restent peinards

Marseille et son vieux port à voir et sa cagole à boire  !  nous sommes rentrés dans nos alpages bourrés d’iode et moins crétins …quoiqu’en pense le capitaine Haddock !