La tragique fin de jeunes rockeurs

J’ai publié il y a trois jours une historiette  d’ivrognette,  accompagnée  de « Peggie Sue » de Buddy Holly et découvert ce même jour qu’il était décédé dans un accident d’avion âgé de 33 ans début 59 avec 2 copains musiciens jeunes eux aussi :  Ritchie Valens (La Bamba), et Big Bopper (Chantilly Lace).

Les trois têtes d’affiche de la Winter Party traversent le Midwest pour une tournée marathon dans de très dures conditions : le car où ils vivent à moitié rencontre des barrages de neige et comble de la scoumoune le chauffage y tombe en panne. Buddy Holly, Big Bopper, Ritchie Valens tentent de regagner le Dakota  Nord par avion privé mais l’appareil s’écrase peu après le décollage  Le jeune pilote Roger Peterson ne survit pas non plus …

https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Day_the_Music_Died#:~:text=Le%203%20f%C3%A9vrier%201959%20%2C%20les,par%20l’auteur%2Dcompositeur%20Don

Quand Sue en chie 😣

Il passe la prendre à 20h pour déguster des sushis. En l’attendant elle fume une cigarette, boit un doigt de whisky.

20h30: une retouche de maquillage, une autre clope, 2 longs doigts de whisky l’aident à patienter.

21 h: elle finit le paquet de clopes et le fond de bouteille.

22 h: elle se fait du souci, avale de vieux sushis accompagnés de saké.

22h30: elle s’en prend ardemment au cubi de rosé.

23h: un peu défraîchie elle se refait une beauté, se prend un pied dans le tapis, tombe sur le carreau, s’y fait une grosse bosse.

23h30: elle s’endort d’un sommeil d’ivrognesse. D’impétueux coups de sonnette l’en tirent. L’effronté est là qui lui tend un magnifique bouquet de soucis.

Décomposée, elle l’empoigne par son col de veston , vomit dedans les sushis périmés et tout le reste.

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Les plus beaux les voili là 😊

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Ils se sont tous épanouis hier avec l’arrivée époustouflante de la chaleur et je suis vite allée me régaler les yeux et le nez, un poil plus haut, dans l’ex-colonie de vacances où je travaillais. Quel beau et doux moment, que j’attends chaque printemps!

Dommage ! j’étais seule à le savourer… enfin non, il y avait aussi des petits oiseaux bien cachés à l’ombre de leurs feuillages.

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Elle ramenait trop sa fraise 🍓

Clémentine a toujours été bonne poire, voir courge, mais aujourd’hui alors que son portefeuille est aussi sec qu’un citron pressé personne ne remplit son panier afin qu’elle se régale des fruits de sa passion.

Aussi, loin de sucrer les fraises, part elle déguisée en kiwi, à Orange visiter un verger. Dans le jus, moins bourrée qu’un coing mais aussi farcie qu’une datte, elle carambole un poteau, cabosse son carrosse kaki sur un énorme cassis sous le nez rouge tomate d’une aubergine qui lui colle une grosse amende… mais elle garde la banane prête à grimper aux pruniers.

 » Hé ! toi gaffe aux pruneaux, descends, sinon t’es marron » hurle Figue molle, le garde champêtre!

Ne pouvant tomber dans d’absentes pommes, clémentine lui envoie une pèche sur la citrouille.

Dans la marmelade jusqu’au cou elle sera obligée de se payer un avocat … à la noix de coco !

La totale déconfiture 😮

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The Groundhogs et leur blues rock !

Avec leur album « Split » de 71, sur lequel j’ai flashé il y a 2 jours, un album plein de marmottes qui vont et viennent, passent et repassent à travers les morceaux 😃 (je les adore : morceaux et marmottes)

The Groundhogs est un groupe Anglais, du british blues, groupe formé en 1963 à Londres qui se sépare dans les années 70. Il tire son nom d’une chanson de John Lee Hooker, Groundhog’s Blues (clique).

En 70, ils jouent au Festival de l’île de Wight (clique encore)

Et voilà tout l’album avec le blues final que j’AIME !!!

C’est long et c’est bien bon !!!

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Radotage sur tulipes sauvages

Je les trouve si jolies que je mets à nouveau leurs photos et ce depuis ce printemps vieux de trois ans où elles sont apparues mystérieusement dans le potager. Ce sont des tulipes sylvestres surement semées par un vent romantique.

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Elles remplacent le soleil parti sans crier gare en voyage !

Quand un chat soûl rit

Chat Mallow chaparde du Chablis dans le château du chat botté et complètement noir rit à pleines dents en faisant un charivari du diable.

Tu travailles du chapeau et ton chahut mérite châtiment le chapitre du haut de son châtaignier, le roi des chats teignes qui se prend pour un chaman.

Quel charabia !!! le charrie chat l’heureux chaloupant sur un chachacha avec une chatoyante chatonne.

Quel monde bordelique !

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Comme notre balcon avec cette étagère pourrave et bancale et tout son bordel à trier , avant qu’elle ne se casse la gueule sur le minou …et ce n’est qu’un petit aperçu, le jardin fait un peu peur à voir 😉 mais on va s’y coller avant l’hiver …et retaper !

En passant

Alexandre Neverov « Je veux vivre »

Il était un écrivain russe (1886-1923) décédé à 37 ans l’année de la publication de sa nouvelle très émouvante, peut être autobiographique, dans laquelle un soldat de la révolution monologue pendant sa « pause », nouvelle trouvée dans https://bibliotheque-russe-et-slave.com/index1.html. 

Nous sommes au repos dans le village de la Steppe. Je suis assis près de l’Izba et je caresse le dos d’un grand chien aux longs poils rugueux. Il n’est pas beau, mais la longue laine de son dos est toute chauffée par le soleil, et il m’est agréable de rester assis penché vers lui. Du toit tombent sur mon épaule des gouttes d’eau. Dans l’arrière-cour les oies lancent des cris par saccades. Un poulain hennit d’une voix fluette, des poules gloussent.

Devant les fenêtres se dressent des canons dételés, étirant leur cou d’acier froid. Les chevaux couverts de sueur mâchonnent du foin. Je suis assis, la tête au soleil d’avril, je regarde la toile d’araignée déchiquetée des nues qui voguent au-dessus de la terre dégelée et noircie. Mes oreilles ne sont pas devenues sourdes à cause des coups de canon, j’entends comment des oies lancent des cris par saccades, comment les poulettes gloussent gaiement, comment les gouttes tombent doucement sur mon épaule.

Ceci est mon printemps de campagne guerrière. Peut-être le dernier. J’épie le frôlement, les cris, qui saluent le jeune printemps. Mon cœur s’agite.

À la maison j’ai une femme et deux enfants. Une chambrette, des oreilles fines, aux aguets, qui épient les pas tardifs sur l’escalier. On m’y attend. Peut-être m’ont-ils enterré depuis longtemps.

Tout en regardant le ruisselet sous mes pieds, les moineaux qui sautillent, je vois mon fils Seriojka avec ses joues pâles et anémiques ainsi que la petite Nionschka et son petit ruban bleu ciel dans ses cheveux couleur or. Ils sont assis sur le bord de la fenêtre serrés l’un contre l’autre et ils regardent à travers les vitres qui dégèlent. Ils me cherchent parmi les passants, ils attendent le moment où je viendrai et les mettrai sur mes genoux. Et les deux petits museaux affligés remplissent mon cœur d’amertume.

Je retire de ma poche une lettre vieille, longtemps relue, envoyée de chez moi. Ma femme me console « Je ne pleure pas, tiens ferme, toi aussi » Et avant mon départ, elle me disait: Pourquoi y vas-tu volontairement? As-tu assez de la vie?

Je craignis qu’elle ne puisse pas comprendre mon amour pour la vie, et je réponds: Je dois aller et j’irai… voilà pour eux, pour les petits gosses. Les larmes roulèrent sur ses joues. Elles contenaient le chagrin, l’amour et la souffrance, mais mes jambes ne tremblaient pas. Maintenant elle m’encourage : Ne crains pas pour nous, je suis endurante, je supporterai tout…

Puis, une lettre de Seriojka. Il ne sait pas former les lettres, et il a mis un tas de petits bâtonnets, queues, crochets, boucles et un petit buisson hérissé sans feuillage. En dessous l’explication de sa mère : Comprends comme tu veux! Je comprends les caractères de Seriojka.

J’ai lu sa lettre la première fois au moment où nous allions à l’attaque, et ces bâtonnets et les petites queues me regardèrent avec des yeux chéris, encourageants. Je les embrassai furtivement, pour que les copains ne rient pas et ayant tâté mon fusil, je dis : Va, père !

Et à présent je pense de même. Je marche vers la mort ni par ennui, ni parce que j’ai assez de la vie. J’ai une forte envie de vivre. Je suis troublé et par ce large espace de printemps, et par les matins et les soirs pleins de calme, et par le vol lointain des cigognes, et par le murmure des ruisseaux dans les ravins. J’embrasse d’un regard plein d’amour chaque petit nuage, chaque arbrisseau, et je marche quand même vers la mort… Je vais à la mort, fermement et calmement. Elle vole à ma rencontre dans les obus de l’artillerie, qui déchirent la terre dégelée et noircie, et dans les fréquents coups de feu, qui éclatent avec une petite fumée bleue. Je la vois, m’épiant derrière chaque monticule de terre enveloppé par la pénombre du soir, et je marche quand même sans hésiter.

Je marche à la mort parce que je veux vivre.

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