ces oiseaux qui colorent les cœurs en 💙

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De la bouillie pour chat 🐱

Je l’ai trouvé, son chagrin chavira mon cœur. On tchatcha. Sa charmante minette qu’il chatouillait trop l’avait chassé. Dans la rue cruelle, un chat pelé lui filait sans cesse des châtaignes. Chaleureusement invité il ne nous a plus quitté, moi et ma table.

On s’attacha l’un à l’autre.

Mais, dès potron-minet, il mange, chaparde chapons et chamallows, s’empâte !

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Quand je le charrie il chante  » Ne pas réveiller chat qui dort« , quand je le chapitre, « y’a pas de quoi fouetter un chat » 🎵

Et, chat philosophe croque toujours sa vie de chat 😽😻

elles sont revenues 😃

 

Aux Hirondelles

De l’aile effleurant mon visage,
Volez, doux oiseaux de passage,
Volez sans peur tout près de moi !
Avec amour je vous salue ;
Descendez du haut de la nue,
Volez, et n’ayez nul effroi !

Des mois d’or aux heures légères,
Venez, rapides messagères,
Venez, mes sœurs, je vous attends !
Comme vous je hais la froidure,
Comme vous j’aime la verdure,
Comme vous j’aime le printemps !

Vous qui des pays de l’aurore
Nous arrivez tièdes encore,
Dites, les froids vont donc finir !
Ah ! contez-nous de jeunes choses,
Parlez-nous de nids et de roses,
Parlez-nous d’un doux avenir !

Parlez-moi de soleil et d’ondes,
D’épis flottants, de plaines blondes,
De jours dorés, d’horizons verts ;
De la terre enfin réveillée,
Qui se mourait froide et mouillée
Sous le dais brumeux des hivers.

L’hiver, c’est le deuil de la terre !
Les arbres n’ont plus leur mystère ;
Oiseaux et bardes sont sans toits ;
Une bise à l’aile glacée
A nos fronts tarit la pensée,
Tarit la sève au front des bois.

Le ciel est gris, l’eau sans murmure,
Et tout se meurt ; sur la nature
S’étend le linceul des frimas.
Heureux, alors, sur d’autres plages,
Ceux qui vont chercher les feuillages
Et les beaux jours des beaux climats !

Ô très heureuses hirondelles !
Si comme vous j’avais des ailes,
J’irais me baigner d’air vermeil ;
Et, loin de moi laissant les ombres,
Je fuirais toujours les cieux sombres
Pour toujours suivre le soleil !

Auguste Lacaussade (poèmes et paysages 1852 )

Sardines à la Vénitienne (Sarde in saor)

Le saor ( saveur ) est une préparation aigre douce de la lagune de Venise, à préparer au moins la veille.

Nettoie un kg de sardines, pas trop petiotes (mon erreur) , étête les, enfarine les, puis fais les frire. Égoutte les. Émince en rondelles à peu près autant d’oignons. Une fois blondis dans l’huile d’olive, ajoute leur un demi litre de vinaigre de vin blanc, 1 quart de litre de vin blanc, 2, 3 cuillères à soupe de sucre ou de miel, 30 gr de raisins secs, 30 de pignons ( j’ai mis le double de chaque),  poivre et sel. Laisse bouillir deux, trois minutes et éteins le feu.

Dans un saladier superpose couches de sardines et couches d’oignons avec raisins et pignons. Termine par une bonne dose d’oignons. Verse dessus la sauce au vinaigre. Mets au frigo. Sers ton plat le lendemain avec de la polenta grillée ou tout simplement du pain .

c’est délicieux 😉 même si j’ai oublié d’acheter du vinaigre de vin blanc, remplacé par du Balsamique rouge

l’œil nocturne

Ma nuit n’a pas été au top.

Un énergumène déguisé en  poulpe à  2 pattes m’a coursée dans la foret  tandis qu’un tronc  armé  d’un œil me fusillait du regard… et j’en mourus de peine … suis je devenue  parano à   force de me demander si  le monde vaut encore la peine  qu’on l’aime?

l’esprit embouteillé

Sommelier dans un château taverne « l’Assommoir », il travaille comme une bête de somme, mais dans un état second, car assommé de fatigue, il ne trouve pas le sommeil réparateur. L’insomniaque dépense de coquettes sommes pour se soigner mais aucun somnifère, aucune émission ni musique soporifiques, aucun navet, aucun livre ennuyeux n’y font. Quant à l’alcool, il l’évite comme le diable.

Hors en rangeant l’immense cave un harmonieux tintement prolongé de verre le surprend. Il découvre , cachée derrière une botte de paille, une belle bouteille de vin rouge qui frétille. Stupéfait il la saisit. Ouvre moi semble t’elle dire, brillante de promesses, en se trémoussant. Ce qu’il fait sans l’ombre d’une hésitation. Goutte à mon corps si chaud chantonne  le chaleureux esprit.

L’affaire se corse, mais, la robe rouge souple, dévoilant de longues jambes, dansant dans la bouteille le tente si fort qu’il en oublie son vœu de sobriété.

Verre après verre il la déguste lentement, en de longues gorgées,  se délecte à pleine bouche de sa tendre chair , jusqu’à la lie.

Enchanté, il dormira enfin comme un bienheureux, des jours et des jours…