💛Cheveux dorés💛

« Golden Hair » de James Joyce, interprété par  Syd Barrett, animé par Steve Bokinski 

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Lean out the window, golden hair

Penche-toi à la fenêtre, chevelure d’or

I heard you singing in the midnight air

Je t’ai entendue chanter dans l’air de minuit

My book is closed, I read no more

Mon livre est fermé, je ne lis plus

Watching the fire dance, on the floor

Je regarde la danse du feu, sur le sol

I’ve left my book, I’ve left my room

J’ai quitté mon livre, j’ai quitté ma pièce

For I heard you singing through the gloom

parce que je t’ai entendue chanter dans l’obscurité

Singing and singing, a merry air

Chanter et chanter, un air joyeux

Lean out the window, golden hair…

Penche toi à la fenêtre cheveux d’or …

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Un blanc bec ✈

L’oiseau de fer file dans l’azur, laisse derrière lui une immense traînée blanche.

Quelques petits oiseaux, en chair et en os, philosophent sur le monstre. Voyez vous les excréments qu’il rejette ? piaille l’un, entre deux cui-cui. Oui, rien d’étonnant à ce que nous soyons en voie de disparition gazouille son copain. Et dire que l’on nous accuse nous les petits, de salir toits , voitures, et autres babioles, alors que ce gros plein de kérosène pourrit allègrement le monde sans être inquiété lui,  pépie en conclusion le troisième. 

Et en plus il ne chante même pas ce blanc bec !

Chante, toi, Mr l’oiseau, chantez tous encore et encore,  enchantez nous toujours 🎵🎵🎵

elles sont revenues 😃

 

Aux Hirondelles

De l’aile effleurant mon visage,
Volez, doux oiseaux de passage,
Volez sans peur tout près de moi !
Avec amour je vous salue ;
Descendez du haut de la nue,
Volez, et n’ayez nul effroi !

Des mois d’or aux heures légères,
Venez, rapides messagères,
Venez, mes sœurs, je vous attends !
Comme vous je hais la froidure,
Comme vous j’aime la verdure,
Comme vous j’aime le printemps !

Vous qui des pays de l’aurore
Nous arrivez tièdes encore,
Dites, les froids vont donc finir !
Ah ! contez-nous de jeunes choses,
Parlez-nous de nids et de roses,
Parlez-nous d’un doux avenir !

Parlez-moi de soleil et d’ondes,
D’épis flottants, de plaines blondes,
De jours dorés, d’horizons verts ;
De la terre enfin réveillée,
Qui se mourait froide et mouillée
Sous le dais brumeux des hivers.

L’hiver, c’est le deuil de la terre !
Les arbres n’ont plus leur mystère ;
Oiseaux et bardes sont sans toits ;
Une bise à l’aile glacée
A nos fronts tarit la pensée,
Tarit la sève au front des bois.

Le ciel est gris, l’eau sans murmure,
Et tout se meurt ; sur la nature
S’étend le linceul des frimas.
Heureux, alors, sur d’autres plages,
Ceux qui vont chercher les feuillages
Et les beaux jours des beaux climats !

Ô très heureuses hirondelles !
Si comme vous j’avais des ailes,
J’irais me baigner d’air vermeil ;
Et, loin de moi laissant les ombres,
Je fuirais toujours les cieux sombres
Pour toujours suivre le soleil !

Auguste Lacaussade (poèmes et paysages 1852 )