Ce n’est peut-être que cela la jeunesse,de l’entrain à vieillir « Céline » 🤓

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Historiette à la gomme

Micheline quitte son chemin, gonflée par son train-train.
Elle crève d’envie de prendre des traverses.
Elle se fiche des limitations de vitesse,
met toute la gomme en serrant ses boudins
Point démontée, elle fonce sans crier gare,
roule à fond la caisse,  hilare.
Elle a perdu la tête, elle est à voile et à vapeur
Faut dire qu’elle a un ticket avec une jolie estafette !
Mais l’increvable Bibendum, jamais à plat, stoppe la déjantée,  la rechape, puis l’engrosse de 2 mômes, pas des bébés Cadum à la peau lisse, mais des bébés caoutchouteux qui s’éclatent en imaginant le gout du goudron que boiront leurs roues déjà assoiffées de pétrole.
Alors, juste par amour pour ses petits pneumatiques Micheline reprendra le droit chemin ! :mrgreen:

il n’y a pas de fumée sans feu

Hier matin, nous voilà, 2 voitures en chemin pour le marché de Cunéo, ville Piémontaise, à 2 h de chez nous. Un panneau aux lettres de feu clignotantes, nous alerte :  » Route coupée à cause d’un incendie 20 km après la frontière « . Nos conducteurs pensant que l’avis est vieux, car des feux ont été maîtrisés plusieurs jours auparavant, continuent. Malgré l’absence de circulation en sens inverse, pas même un camion, alors que le col de Larche est un gros axe de trafic en tout genre, nos fous du volant attaquent la descente.

Ni une ni deux , plutôt que de finir en fumée et de repartir chez eux, les pieds devant, dans une boite flambante neuve, nos 2 chauffeurs regrimpent le col  en quatrième vitesse.

Felinien

C‘est une étrange journée, je ne suis plus celui que j’étais. Tout sonne faux, cette ville avec ses tours vertigineuses, ses murs sales, sa cacophonie, ses mauvaises odeurs, me donne un haut le cœur… les visages que je croise me regardent du coin de l’œil. J’essaye de m’isoler dans un bar, mais pas moyen, nom d’un chien, d’avoir la paix.
Des curieux me reluquent comme un animal de foire. Je souffle, je crache, je me hérisse.
Une furieux désir d’aller me rouler dans l’herbe m’envahit. Mes vêtements m’encombrent. Ah! que j’aimerais les enlever, crier, courir, libre comme un chat, et pourquoi pas ? Eux ne se posent pas de questions, vivent au jour le jour, au petit bonheur …
Mais ! mon reflet dans une vitrine en est un … c’est fantastique ! miaou !  miaou !  je file au vert …
J’y rencontrerai peut être une Duchesse égarée à laquelle je ronronnerai des mots doux !

A quand la détarisation ?

On dératise les grandes villes, d’accord les rats les envahissent, mais d’autres habitants de ces mêmes villes sont infiniment plus nuisibles que les rats : ce sont les tarés.

Et, si on se préoccupait de détariser notre monde de ces ratés aux cerveaux atrophiés qui dévient dans leurs esprits et leurs actes, tuent à petit feu avec la nourriture, l’atmosphère, les eaux, les terres, les drogues dures médicamenteuses, ou autres, qu’ils infestent de produits nocifs. Ces intouchables demeurent, eux , libres de continuer à empoisonner, et ne sont pas piégés eux.

Il ne connaissait que trop la musique 😬

Mené à la baguette par sa mégère, surnommée  » la charrue « ,  avec laquelle en désaccord il ne fait plus musette, la vie de Momo est une insipide rengaine. Après avoir pianoté 7 h sur un  clavier, il n’a pas même le temps de recharger ses batteries que l’attendent des corvées ménagères bien orchestrées.

Flûte, flûte , flûte ! marmonne t’il en sourdine, lorsqu’une voix de crécelle lui ordonne à cor et à cri d’accélérer la cadence. Il répond qu’il n’a pas la caisse, espérant faire vibrer chez elle une corde sensible. Elle élève le ton outre mesure  » Tu joues encore du pipeau, change de disque et active le rythme. » La basse maîtresse-chanteuse ressasse sa gamme.

Saturé, mais se refusant d’assassiner le morceau, puis de payer la note en  finissant au violon, Momo fuira sans tambour ni trompette, pour la route 66(clic !)  Wouah! Wouah !  et en avant la musique !!! claironne t’il en appuyant sur la pédale.

Quand l’automne sourit jaune

Le ciel est bleu à n’en plus finir, le soleil radieux, oui ! mais tout se dessèche, il ne tombe pas une goutte depuis belle lurette et si ça continue on pourra même plus arroser nos petits jaunes qu’on boira purs.

Sécheresse traîtresse, laisse que la Traverse nous déverse ses averses…

j’ai tant envie de pluie que pour essayer de contrecarrer cette plaie je me suis offert, avec un sourire intérieur jaune, un parapluie à Marseille (ils y sont soldés! ).

Pleure , pleure automne tes larmes bienfaitrices …

Et bien, mon cochon !!! 🐷

Amené devant une alléchante gelée,  un tout mignon porcelet de lait patauge dans cette confiture inespérée, cadeau du gamin de la maisonnée avec lequel il est copain comme cochon.Gonflé à bloc par cette gelée hyper vitaminée, il engraisse à vue d’œil. Le cochon sommeillant en lui s’est réveillé. Une fois son caractère de cochon affirmé, à force de  gloutonneries, il s’envolera vers sa destinée, fera son petit tour de cochon dans l’univers en prenant garde toutefois à ceux avec lesquels il n’a jamais partagé de bonnes cochonneries …

Il se démerdera, dans sa vie de cochon, pour toujours arriver à bon port  …