En passant

La piogga nel pineto ðŸŽ¶

Une poésie de 1902 de Gabriele d’Annunzio lue par Vittorio Gassman dans les années 70.

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Taci. Su le soglie del bosco non odo parole che dici umane, ma odo parole più nuove che parlano gocciole e foglie lontane.
Ascolta. Piove dalle nuvole sparse.
Piove su le tamerici salmastre ed arse, piove sui pini scagliosi ed irti, piove su i mirti divini, su le ginestre fulgenti di fiori accolti, su i ginepri folti di coccole aulenti, piove su i nostri volti silvani, piove su le nostre mani ignude, su i nostri vestimenti leggeri, su i freschi pensieri che l’anima schiude novella, su la favola bella che ieri t’illuse, che oggi m’illude, o Ermione.
Odi ?  La pioggia cade su la solitaria verdura con un crepitino che dura e varia nell’aria secondo le fronde più rade, men rade.
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Ascolta. Risponde al pianto il canto delle cicale che il pianto australe non impaura, né il ciel cinerino.
E il pino ha un suono, e il mirto altro suono, e il ginepro altro ancora, stromenti diversi sotto innumerevoli dita.
E immensi noi siamo nello spirito silvestre, d’arborea vita viventi; e il tuo volto ebro è molle di pioggia come una foglia, e le tue chiome auliscono come le chiare ginestre, o creatura terrestre che hai nome Ermione.
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Ascolta, Ascolta. L’accordo delle aeree cicale a poco a poco più sordo si fa sotto il pianto che cresce; ma un canto vi si mesce più roco che di laggiù sale, dall’umida ombra remota.
Più sordo e più fioco s’allenta, si spegne. Sola una nota ancor trema, si spegne, risorge, trema, si spegne.
Non s’ode su tutta la fronda crosciare l’argentea pioggia che monda, il croscio che varia secondo la fronda più folta, men folta.
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Ascolta. La figlia dell’aria è muta: ma la figlia del limo lontana, la rana, canta nell’ombra più fonda, chi sa dove, chi sa dove!
E piove su le tue ciglia, Ermione.
Piove su le tue ciglia nere sì che par tu pianga ma di piacere; non bianca ma quasi fatta virente, par da scorza tu esca.
E tutta la vita è in noi fresca aulente, il cuor nel petto è come pesca intatta, tra le palpebre gli occhi son come polle tra l’erbe, i denti negli alveoli son come mandorle acerbe.
E andiam di fratta in fratta, or congiunti or disciolti (e il verde vigor rude ci allaccia i melleoli c’intrica i ginocchi) chi sa dove, chi sa dove!
E piove su i nostri volti silvani, piove su le nostre mani ignude, su i nostri vestimenti leggeri, su i freschi pensieri che l’anima schiude novella, su la favola bella che ieri m’illuse, che oggi t’illude, o Ermione.

15 réflexions sur “La piogga nel pineto ðŸŽ¶

  1. La Pluie dans la pinède.

    -Chut ( ne parle pas ), sur le seuil du bois je n’entends pas de mots que tu dis humains mais j’entends les mots plus nouveaux que parlent les gouttes et les feuilles lointaines.

    -Ècoute, des nuages épars tombe la pluie, il pleut sur les tamaris saumâtres et brûlés, il pleut sur les pins hérissés d’écailles, il pleut sur les myrtes divins, sur les genêts éclatants de fleurs assemblées, sur les genévriers couverts d’odorantes baies, il pleut sur nos visages sylvains ( empreints de l’esprit de la forêt ), il pleut sur nos mains nues, sur nos vêtements légers, sur les fraîches pensées que l’âme neuve laisse entrevoir, sur la belle histoire qui hier t’illusionnait, qui aujourd’hui me berce de promesses.
    Ô Ermione.
    Tu entends, la pluie tombe sur l’herbe solitaire avec un crépitement qui dure et varie dans l’air selon les feuillages plus ras, moins ras.

    Ècoute. Au gémissement répond le chant des cigales que la plainte du vent du sud n’effraie pas, ni le ciel cendré; et le pin a un son, et le myrte un autre son et le genévrier un autre encore, instruments multiples sous d’innombrables doigts.
    Et immenses nous sommes dans l’esprit de la forêt ( sylvestre ) d’arborescente vie vivante et ton visage « Ã©breen » est mouillé de pluie comme une feuille et tes cheveux auréolent comme les clairs genêts, ô créature terrestre, tu as pour nom Ermione.

    Ècoute, écoute. L’accord des aériennes cigales peu à peu plus sourd,
    se fait sous la plainte qui croît.
    Mais un chant s’y ajoute plus rauque qui de là-bas monte de l’humide ombre lointaine.
    Plus sourd et plus faible, il faiblit, s’éteint, seule une note encore frissonne, s’éteint, ressurgit, tremble puis s’éteint.
    On n’entend pas sur tout le feuillage crépiter la pluie argentée qui purifie, le crépitement qui varie selon le feuillage, plus épais, moins épais.

    Ècoute. La fille de l’air est muette: mais la fille du limon lointain, la grenouille, chante dans l’ombre profonde qui sait où , qui sait où !
    Et il pleut sur tes cils, Ermione. Il pleut sur tes cils noirs, oui, il semble que tu pleures mais de plaisir; pas blanche mais presque comme sortie de l’écorce.
    Et toute la vie est en nous fraîche parfumée, le coeur dans la poitrine est comme une pêche intacte, entre les paupières les yeux sont comme des sources au milieu de l’herbe, les dents dans les gencives sont comme des amandes vertes.
    Et nous allons de fourrés en fourrés unis ou déliés (et la verte et rude vigueur nous lient les chevilles, enchevêtrent nos genoux )
    qui sait où! qui sait où!
    Et il pleut sur nos visages sylvains, il pleut sur nos mains nues, sur nos vêtements légers sur les fraîches pensées que laisse entrevoir
    une âme nouvelle, sur la belle histoire qui hier me berçait , qui aujourd’hui t’illusionne ô Ermione.

      • Oui, Juliette et il faudrait que tu modifies un peu la traduction brute de décoffrage et ce serait encore mieux

        • Ouf ! j’arrive à traduire de l’Italien disons normal, assez facile et j’aide quelquefois à l’écrit mon mari pour ça , mais traduire de la poésie c’est une autre paire de manches, même si je la comprends …
          un de ces 4 peut être 😁

  2. Je l’aimais bien en son temps (j’ai habité pendant 4 ans à 2 pas d’un cinéma d’art et d’essai) ! 😉

      • La place était à 5 francs, j’y allais 2 fois par semaine et montais dans la cabine voir le patron avec la liste des films que je voulais voir… 😉

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