les Perchés

Ils avaient survécu aux grands bouleversements qui secouèrent leur planète en se perchant sur ce qu’il en resta, un presque rien, mais y restèrent perchés le temps que leurs esprits se remettent en place dans leurs cerveaux ébranlés de mutants d’une ère nouvelle.

Quelques dizaines d’années de béatitude suffirent pour qu’ils s’adaptent à ce nouveau monde si paisible, d’où ceux qui marchaient debout, dormaient allongés, et pensaient sinon trop mais très mal, avaient disparu, s’envolant pour aller détruire ailleurs.

Le silence était doré, majestueux, ponctué seulement de  bruits naturels. Tout était clair, net, lumineux  harmonieux, sans ambiguïté, dans leur univers idyllique délivré de perversités. Ils étaient d’ailleurs tous devenus végétariens.

Jusqu’au jour où un appareil volant se posa. D’un commun accord, tacitement conclu dans leur inconscient collectif, ils le détruisirent,  ainsi que quelques autres qui osèrent à nouveau tenter ce sale coup !

Perchés ils étaient et perchés ils entendaient rester … non mais !!!

8 réflexions sur “les Perchés

  1. des perchés végétariens et presque non violents…. avec, j’imagine, tout de même un fromage fourni par leur ancêtre le corbeau de la fable !
    j’aime beaucoup

    • Merci Mr le paresseux 😀 la violence seulement pour survivre, en tant que légitime défense …quant à maître corbeau sur son arbre perché j’ai failli rajouter son bec, mais je ne voulais pas faire un tome de cette historiette !

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