Quand l’agnelle se pèle

J’en ai par dessus le dos qu’on me déshabille de mon manteau, qu’on me pelote sans aucune considération pour ma pudeur, qu’on ne voit en moi que du poil de la bête, qu’on qualifie bêtement ma laine de vierge alors que des saute-moutons l’ont fortement entachée. J’en ai par dessus le dos d’être mise à nue se plaint une brebis égarée, en bavant d’envie devant mon gros tricot. Vous me rasez !!!

oui, aujourd’hui, je l’ai mauvaise, l’haleine s’en ressent d’ailleurs ajoute t-elle devant mon recul.

Je l’enroule alors d’une longue écharpe de j’aime, et la ramène au bercail où un vent d’insoumission commence à souffler.

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10 réflexions sur “Quand l’agnelle se pèle

  1. Si on peut même plus compter les moutons, ça va être beaucoup plus difficile de se laisser endormir par les gens qui nous veulent du bien. Un très chaleureux après-midi à toi, Juliette.

    • Tuffette aime les sucettes, les sucettes à la violette
      les sucettes à la violette de Tuffette
      donnent à ses bisous un gout tout doux.
      Lorsque le sucre d’orge parfumé à la violette
      coule dans la gorge de Tuffette
      elle est sur une autre planète…
      Bise pouet pouet 😉 😉

  2. C’est marrant et entrainant, le sheep rock.
    Le style de dessin me fait penser à F’murr et à son « Génie des alpages ».
    Bises

      • J’adore et j’évite d’en lire dans les transports en commun parce que comme je me me bidonne toute seule, je passe pour une folle.
        Tiens rien qu’une phrase : « un bélier caprin avec un troupeau ovin, c’est pas sain. » çà me fait poiler.

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