le repos du guerrier

Je rentre dans mon pays natal, après tant d’années. Jeune, désœuvré, paumé, je m’étais engagé dans la légion. Je rentre le cœur sans joie. Personne ne m’attend. Je bois au bar avec d’autres passagers désaxés. Ivre, presque mort, je m’endors par terre.

Terminus ! le train stoppe au milieu de nulle part. J’ai raté mon arrêt, la machine est vide. J’en descends. L’endroit est désert, pas âme qui vive, seulement moi qui traîne un corps fatigué sur son unique patte. Diable que le soleil tape ! derrière un bâtiment en ruine, un horizon de sable fume sous la chaleur d’enfer. Je n’ai pas d’eau. Ma sueur coule goutte à goutte. Je bois à petites gorgées ma fiole de whisky. Je me fais un rail. Étourdi je flotte. Fébrile, mon cerveau s’active…

Et, soudain de petites fées débarquent.

Elles m’emportent vers les étoiles, à des millions d’années lumière de cette gare où j’ai bien failli crever.

Advertisements

15 réflexions sur “le repos du guerrier

  1. Ton billet est bien illustré sur le plan visuel et sonore (surtout par Chuck Berry en ce qui me concerne…).

    Et pour ne pas louper tous les (vieux) trains :
    .

    • j’aime bien Mo 😉 c’est une reprise de Woody Guthrie , je cherchais sur le banjo sa fameuse inscription  » This machine kills fascisme  »

      c’est toi qui me l’a fait connaitre 🙂

Helloooo !!!

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s