Le cas Lendos

Lendos a une forte personnalité. C’est un vrai cas. Logique, tombé petiot des escaliers de la cave familiale dans un fût de calvados, il y a macéré deux semaines. Pour le ravigoter, on l’a longuement roulé dans la chapelure.

Son bain forcé a irrémédiablement forgé son caractère. Soupe au lait cru, il doit être quelquefois pris avec des pincettes et ceux qui l’approchent se demandent alors si une mouche l’a piqué. Trivial dans la poursuite de ses détracteurs, il empeste jusqu’à la laine les emmerdeurs à l’injure facile qui le dénigrent.

Il reste bon et délicat avec ceux qui l’apprécient à sa juste saveur. Eux, l’eau à la bouche, devant sa tendresse l’aiment tel qu’il est fait. Lui fond de plaisir dans l’abondante salive de leurs palais.

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