Quand on vit en ville

Quand je vais dans une immense ville je ne suis pas tranquille, mais au bout de quelques jours je me fais déjà moins de bile. A Marseille où j’ai pourtant vécu 9 ans jeunette, où je retourne régulièrement voir papa (qui change maintenant souvent d’hôpital ), je suis mal à l’aise , méfiante, et je m’y perds et pourtant des personnes sympathiques auxquelles je demande mon chemin  m’aident toujours à me retrouver dans le dédale des bus , métros et rues. Et, je donne aussi mon petit coup de main quand je le peux.

Comment font les citadins pour prendre à longueur d’année les  transports en commun ? pour ne pas perdre les pédales dans ces enchevêtrements de vies d’inconnus, mêlées aux leurs ? pour rester coincés tous les jours dans des embouteillages ? pour ne pas devenir cinglés dans ces villes armées de béton, d’acier, plastifiées, ces villes sales qui sentent mauvais ?  je les en félicite … moi, j’y perdrais la boule…

et puis, y’a trop de  misère dans les grandes villes…

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18 réflexions sur “Quand on vit en ville

  1. Quand on vit en ville, on connaît surtout son quartier, ses voisins! C’est comme un petit village , mais pour cela, il faut vouloir aller vers les autres, les rencontrer! Moi, j’ai beaucoup de chance…mes voisins sont géniaux et je ne me sens jamais seule! Bise à toi et ton papa! 😉😘

    • j’en suis heureuse pour toi Lily , mais tout dépend où tu habites; les gens enfermés dans leurs appartements se croisent surtout maintenant dans l’ascenseur ou au supermarché du coin dans le quartier ou habite mon père ( et encore il est assez tranquille ) 🙂

  2. La vie en ville, ce n’est pas forcément synonyme de solitude et d’anonymat … comme dit Lily, un village dans la ville qui correspond au quartier dans lequel tu vis, avec tes amis, tes voisins, les commerçants, le marché, les associations… etc…
    Plus tu t’intéresses à ce qui existe autour de toi et plus tu te rends compte que les autres font la même quête que toi… 😉 et c’est ainsi que le quartier vibre.
    Pour moi le village dans la ville se situe dans le 18e arrondissement… et les habitants ont développé une grande solidarité.
    Mais oui tu as raison, personne n’est à l’abri d’être isolé… malgré tout…🙁

    • oui Myo tu y vis et tu peux bien en parler : n’empêche que les sourires dans les transports en commun sont rares , les bonjours aux chauffeurs des bus aussi, et puis, je ne suis pas habituée aux embouteillages, à la foule, elle m’effraie, et puis ces mauvaises odeurs de la ville …merci pour ta plaidoirie en faveur de la vie en ville 🙂

      • Oh ce n’est pas une plaidoirie en faveur de… juste un p’tit mot pour te montrer que du dedans les choses ne sont pas forcément ce que tu peux ressentir du dehors 😉
        J’ai vécu un temps dans le quartier de la Goutte d’Or et c’était compliqué pour les autres, pas pour moi… Ce quartier ne bénéficiant pas d’un bel echo, se voyait noyer sous les aprioris négatifs ( parfois fondés, parfois non…) …🙃

        • en fait Myo, c’est « l’inhumanité « des grosses villes qui est désolante, pas celle des gens qui les habitent ( quoique certains …) mais leurs conceptions , on s’y perd et c’est plus que difficile de s’y retrouver mentalement, et oui je suis une paysanne …

  3. Myo a raison , Paris est aussi découpée en villages formés par les différents quartiers ( le mien, c’était entre Glaciaire et Cité U ) .On peut être isolé à la ville comme à la campagne . C’est à chacun de faire le premier pas : un sourire , un bonjour . Dans mon patelin , les gens ( dont je fais partie) se tapent des causettes au supermarché dans la file d’attente . L’été , des groupes de bavards s’attardent au rayon des surgelés pour profiter de la fraîcheur . Quand on promène un chien les passants vous adressent plus facilement la parole .
    Bizzzz à partager.

      • Pour Pascal : Zut alors , je ne devais pas avoir mis mes lunettes ! Ou on s’est dit « Bonjour » mais on a oublié …. 😉
        Juliette, j’ai fait une faute à  » Glacière » ….tu peux corriger stp .

  4. C’est dur les immeubles en France, même si on fait le premier pas. Après mes études, j’étais revenu 18 mois en stage en France et j’avais un bon studio à Neuilly. Un soir en rentrant, je voulais entrer dans l’immeuble derrière un homme. Il m’a demandé où j’allais, je lui ai dit que j’habitais là et il m’a répondu : « ça m’étonnerait ». Il a refermé, j’ai ouvert avec ma clé et je suis passé devant lui pendant qu’il s’inquiétait auprès de la concierge.
    Dans mon sud, tout le monde parle à tout le monde, c’est le vrai village.
    Bises

    • encore un pauvre débile raciste que ce type …tu as du en subir Pascal dans notre pays dit des « droits de l’homme »
      tiens hier, j’ai aidé une vieille dame tombée devant l’entrée du bus à y grimper et aujourd’hui une encore plus vieille et toute petite et mignonne, avec une canne, à sortir du bus et à prendre le métro avec moi ( ceci dit sans me vanter )
      nous avons papoté et on était contentes

  5. je ne pourrais plus (je pense) habiter en ville, j’ai pris goût à la verdure…
    tiens, d’ailleurs je m’en vais de ce pas, me rouler sur un beau tapis vert.
    puis brouter (oui, car je broute aussi) de l’herbe.
    bah quoi, ça dérange quelqu’un ?!

  6. jean sans terre dit :

    J’habite à Paris et c’est la solitude! Quand j’étais plus jeune je croyais aux relations de voisinage. On créait des relations sociales. Et on pensait que c’était beau le vivre ensemble. Mais finalement ce n’est que des manières, des postures, un savoir faire. Et finalement tu découvres que ce vivre ensemble n’est juste que de la technique sans coeur, sans ressenti. C’est ce qu’on appelle le parisianisme. la ville c’est faire des jardins et des fleurs « politiquement correcte » c’est faire des poemes « politiquement correcte », etc….il n’y a pas d’émotion, juste du paraître mais un pauvre « être ». Une ville ce n’est pas un ensemble de villages mais un ensemble de murs.
    je préfère une merde campagnarde qu’un jardin parisien!

  7. Joëlle Juliette ! J’ai habité en centre ville à Rouen, oui il y avait plus de bruit mais la place St Marc offre 4 jours de marchė des spectacles en été je faisais coucou en ouvrant ma fenêtre du 3° à ma coiffeuse à notre pote Jeff serveur à notre terrasse , je connaissais tous les commerçants c’était sympa mais ici j’apprécie le calme la verdure c’est différen! Bizettes

  8. Ce qui me dérange le plus , en ville , ce sont les mauvaises odeurs et cette saleté citadine …je préfère encore celles de la campagne …en tout cas la plupart du temps ! ET je te dis ça les pieds dans la boue , ne te déplaise 😉
    Bizzz et décrottage ! 😛

    • tout comme moi Tuffette , Marseille est sale et pue, comme toutes les autres grandes villes, et j’adore aussi les odeurs natures de la campagne, même celles des crottins dans lesquels on marche, bisou les pieds au sec 😀

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