Les baladeuses

Louis a les oreilles au vent. Curieuses de la musique du monde, elles se décollent de plus en plus de ce pantouflard qui vit dans un silence austère, lui sifflent des airs de liberté de plus en plus provocateurs.

oreilles-sifflent-278x300Louis sourd à leurs appels, que pourtant ses murs eux entendent, de jour leur inflige le supplice des boules Quies, de nuit celui du bonnet. Mais leurs fidèles puces, qui elles aussi ne supportent plus cet enfermement, réussissent à éjecter à la force de leurs petits bras les bouchons. Elles mettent toutes les voiles.

Louis sans ouïes, sourd et qui plus est dingue,  vu l’impossibilité de dormir sur ses deux feuilles, les cherche jusqu’au moment où des bouches commères lui révèlent par signes leur cachette.

Dénichées de la salle de concert où elles s’éclatent les cochlées, un grand sourire éclairant leurs lobes, les mélomanes rentrent au bercail avec promesse faite d’y écouter de la zique à gogo.

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15 réflexions sur “Les baladeuses

  1. Sans les miennes, comment aurais-je fait pour écouter toutes tes rock musiques et redécouvrir Dutronc dans un clip ou tout le Paris du matin défile à toute vitesse?
    Ta glace à la vanille s’épaissit-elle?

  2. Louis c’est ton mari ? Ce sont ces boules qui-qui m’ont mise la puce à l’oreille ! Bonne soirée Juliette. Bises 😉

  3. j’ai imaginé les « miennes » qui tambourinent pour avoir du Silence, elles ont trop de sons me disent-elles, comme koi ça fait réfléchir… lol… superbe histoire avec une écriture pleine d’humour, un vrai plaisir … mm sans son, le ton y est « bon » 😉

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