Les sabots d’Juliette

DSCF4379Les sabots d’Juliette sont tout crados
Les trois Marseillais l’appellent «  Vilaine !  »
La pauv’Juliette chiale alors comme une madeleine
Cherchez pas de flotte pour votre  » Pastis Janot  »
Avec les larmes d’la Juliette remplissez votre broc

Moi, j’ai pris la peine d’la déchausser
Moi qui suis pas Marseillais
Mais j’ai senti mon nez se décomposer
Ses pieds sentent pas vraiment la fleur
J’ai désinfecté sabots et petons d’la pauv’Juliette en pleurs

Son jean, vieux comme Hérode, est raide de crassouille
Les trois d’la ville lui crient  » Tu crains boudin Alpin !  »
Et la vla qui pleurniche comme un tonneau percé
Cherche plus de source, toi l’assoiffé en vadrouille
Sous les yeux d’la Juliette met ton gobelet

J’ai eu le courage de l’enlever
Son jean, moi qui suis pas d’la ville
Et j’ai vu ma témérité mal récompensée
Sous le jean sale de cette pauv’fille
J’ai trouvé deux maigres quilles pas rasées

Et la Juliette chante un joli morceau
Les trois lui disent de fermer son museau
La pauv’nana pleure encore à gros sanglots
Si quelqu’un a besoin d’eau
Qu’il galope chercher un seau

J’ai pris le temps de l’écouter toute la nuit
Moi, le pacoulin, la voix d’Juliette
Et, mes oreilles sifflent très fort ce matin
Pauv’ Juliette, elle bêle pire qu’une chevrette
Alors j’lui ai dit «  Cours donc voir ailleurs si j’y suis « 

J’serai p’être pas son roméo 😕

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21 réflexions sur “Les sabots d’Juliette

  1. Eh té pourquoi ??? C’est une ville leur Marseille ??? Ils sont tout poussiéreux à cause que le vent , il corne à tous les coins de rues que l’ odeur de poisson du vieux port elle monte jusque sous le nez de la Bonne Mère , con !
    T’escagasse pas la cafetière et respire à fond la montagne ( ok y a peut être des vaches qui pètent , mais çà c’est la nature 😉 ) Bon pi lave toi dans le ruisseau , attention c’est pas chaud 😉 garde ton jean il en profitera !!!!!!
    Bisous sans dégoulinades stp çà mouille ma barbe !

    • Tiens tu connais le vieux port et tu tchatches Marseillais Michel 😛 on a pas beaucoup de vaches ici mais des moutons avec des mouches péteuses …

      • Oh ! Le vieux port , le neuf , quelques zones industrielles , et un quartier qui a une rue nommée Boulevard de Lyon où j’ ai été me perdre en camion alors que la sucrerie que je cherchais était rue de Lyon , large comme un boulevard que tu y aurais passé le paquebot France té !

        • Ni un nain jaune 😉 ni un chuc ! Une des première sucrerie de France qui a été ouverte en 1831 . St Louis Sucre ! Sûrement , à mon idée , par l’ importation du sucre de canne car des betteraves à Marseille , je n en ai jamais vu 😉

  2. Ça me rappelle une chanson : « En passant par la Lorraine, avec mes sabots… rencontrai 3 capitaines, avec mes sabots dondaines, hohoho, avec mes sabot… Ils me disent que je suis vilaine, avec mes sabots… » Mais à la fin, l’histoire se termine mieux que la tienne : « Je ne suis pas si vilaine, puisque le fils du roi m’aime… hohoho, avec mes sabots! »

    • En fait, je me suis profondément inspirée de la chanson de George Brassens  » Les sabots D’Hélène « , qui finit bien aussi et dont j’ai changé les paroles, mais je connais celle que tu cites !

  3. Très bonne idée ces paroles qui dérident.
    Brassens est en train de pouffer de rire dans son paradis de mécréant.
    Bonne soirée

    • les « adultes » à la colo, méritent souvent plus de coups de sabots aux fesses, que les ados avec lesquels je m’entends souvent mieux !!!

  4. ◘ẅ◘ dit :

    Les guibolles pas rasées 🙂
    J’ai redimensionné et hébergé ta jolie image, Juliette, merci, il est tout mignon le ticha.

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