Quand un malentendu tue l’écorce

digital-illustrations : Serge YkritskiyGonflés par l’hiver, maltraités par ses locataires, le corps et l’âme d’un chalet dépérissent, jusqu’au jour où son créateur venu lui rendre visite prononce ces mots: « Ils payent leurs loyers avec des chèques en bois, et bien ils vont voir de quel bois je me chauffe! «  Se croyant menacée, la maisonnette, sans se dégonfler, décampe de sa forêt.  Bonne pâte, elle ouvre sur sa route, sa porte aux sans logis.  Meurtrie dans son cœur par d’ingrats invités irrespectueux, la tête brulée poursuit sa fuite.  Vernie, mais grâce aussi à une santé en béton, elle arrive saine et sauve dans une ville où sa beauté, quoique un peu ravagée, ne laisse personne de bois. Mais, l’écorce endurcie par son malheureux périple, kamikaze, elle incendie, dans un feu spontané de désespoir revanchard, toutes les exploitations de ses frères de sève, abattus de façons peu glorieuses. Elle fait flamber ainsi le prix de ces ex- belles vies, avec lesquelles, elle flambe aussi 😦

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22 réflexions sur “Quand un malentendu tue l’écorce

    • Je vois avec plaisir que tu n’es pas une dame de fer 😉 quant au dessin inspirateur il est de sergey kritskiy, un artiste russe !

  1. Tout feu tout flammes !
    Tu t’ enflammes bien vite ! Ah décidément le petit cochon qui a fait sa maison en briques était le plus sage !
    Bisous et bon diamanche !

  2. Mais qu’est-ce que c’est que ce comportement? Ca ne tourne pas rond dans sa tête de bois, elle n’est pourtant pas d’un âge tendre…

  3. Rho dommage pour la petite maison si gentille … Bon fait plutôt humide par chez moi
    mais j’aime bien les petites flambées, de là à tout brûler c’est la colère qui l’a emportée…

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