L’entubée

Lorsque la peintresse débouche le tube de peinture, magique, au dire de l’antiquaire alchimiste, qui le lui a vendu, une lilliputienne noire aux blanches canines pointues en jaillit. Son hôtesse offre généreusement à l’étrangeté un morceau de l’une de ses vieilles croûtes. Rassasiée, la femme miniature commence à peindre avec son corps un fantasmagorique tableau noir. L’œuvre achevée, elle s’endort, épuisée. A son réveil la lilliputienne aura pris quelques centimètres ainsi que des couleurs, tandis que la peau de sa logeuse, qui elle aura rétréci, se sera obscurcie. Le tableau se vendra à un prix d’or.

92F

La nouvelle artiste, nourrie de croûtes, grandira chaque jour un peu plus tandis que l’ex,   gavée d’oseille, rétrécira de jour en jour.

Entubée, elle finira à son tour chez l’antiquaire.

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20 réflexions sur “L’entubée

  1. Peinture fantastique et histoire fantasmagorique ..
    .Quelle imagination débordante !
    Bizzz et belle journée Juliette 🙂

  2. La prochaine fois, elle peindra au pistolet. Il y aura des morts et la peinture sera empreinte d’un tel réalisme que les gens se demanderont comment on peut reproduire un tel massacre.
    :mrgreen:

  3. ben dis donc elle a tout de l’homme grenouille ton entubée là , et son menu n’est guère appétissant
    bizzz et bon début d’été à toi Dame Juliette

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