Chronique d’une ivrognette

J’ai vendangé des années dans le Var pour gagner mon pain mais aussi accessoirement faire la fête … Avec trois amis nous sommes logés pour l’une de ces folles vendanges dans le bureau, reconverti en studio, d’un immense garage situé au dessus des cuves où fermentent les tonnes de raisin fraichement cueillies par nos mains rallongées de sécateurs.

Les lits de notre chambre glauque parfumée aux flagrances de vinasse sont rehaussés de pieds de plus d’un mètre de haut pour nous éviter de trop inhaler les vapeurs. Pendant plus d’un mois nous sommes malgré cette précaution constamment imbibés du matin au petit matin suivant.

Sous l’effet de l’alcool j’en concocte des vertes et des pas mures dans le village et puisque les wc à la turc sont dans la rue et pour me venger de l’inhospitalité du viticulteur je fais mes pipis dans l’une des cuves …

Voilà comment j’ai commencé à devenir une fervente adepte du vin …

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24 réflexions sur “Chronique d’une ivrognette

  1. Bon…t’es sûre que tu n’as pas fait les vendanges cette année? Auquel cas, donne-moi le nom du cépage…histoire d’éviter …le « vin -aigre  » ! Bise et à ta santé!

  2. nouvelle Fr@ne dit :

    Hello ! le PC qui n’a pas un an m’emmmmmmmmmm ! mais il est trop costaud pour que j’en change, j’ai pu repérer QUI (dans un programme téléchargé) m’a collé des crottes de souris ! lol. Il ressemble à ton ivrognette ! hiiiii keskelle est moche ! bizettes

  3. snake0644 dit :

    Je ne suis pas sûr que cet ajout n’ait pas été un petit quelque chose de positif pour le goût 🙂 🙂
    C’est triste, cette habitude française de se moquer de ses travailleurs et de leur environnement de travail. C’est hélas courant.

    • snake0644 dit :

      Quand j’étais petit, en vacances à Romilly sur Seine, il y avait des enfants de choeur qui pissaient dans le bénitier. C’était pas évident, car il fallait que le jet soit puissant et aille vers le haut. Personne ne est jamais aperçu.

  4. snake0644 dit :

    J’ai travaillé un fois dans un bureau bien tassé à vingt, et le cabinet donnait sur le bureau par une simple porte. On entendait tout, plus les odeurs. On a finit par mettre une armoire devant et aller pisser ailleurs, non sans l’avoir fait remarquer avec force à notre « hiérarchie-brosse à reluire les gens du dessus », qui n’a rien fait (chickens !).

  5. helene dit :

    Je me rappelle bien de cette piole et surtout de cette odeur trés forte qui nous faisait mal a la tête !tu sais que de boire son urine est une medecine!!!! enfin pas celle des autres…
    c’était vraiment des pas booooo c boss !
    bizouilles juliette

    • et encore tu ne faisais qu’y passer Hélène , alors nous qui vivions dans ces vapeurs de piquette … c’est pour ça qu’on était toujours au bar le soir 😛 Gros bisous !

  6. rhôô mais t’es dégueu Juliette , 😮 déjà qu’on avait viré les pieds nus du fouloir à cause de l’arrière goût de camembert …tu peux pô faire pipi dans les bouteilles vides plutôt ???!!

    Bizz et MDR !

    • c’était à l’époque des pieds nus et crados dans le fouloir et la remorque Tuffette ( je me régalais à sauter dedans d’ailleurs ) alors un peu plus ou un peu moins de saletés dans le vin …

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