Une vraie bouillabaisse

Tels des torpilles, Omar,  vieux loup des mers , sosie du capitaine Haddock et Colindouanier maigre, grande perche , foncent dans le hot bar

Une vieille coquette se faufile comme une anguille à travers la foule de sardines en boite draguer les compères. Ils la refoulent, la traitent de morue, puis comme elle insiste,  de gros thon . Affamés, les deux gorets se jettent sur la coqueluche du bar:  Julienne, une vive et jolie crevette au teint de porcelaine , qu’ils attaquent à décortiquer.
Son maquereau,   un gros barbu , ex- prêtre, les cheveux gominés avec une raie au milieu,  surgit  à la vitesse d’un turbot en brandissant  un sabreColin dégaine son couteau .Trop tard,  le sabre lui  fend la langue en deux.
Omar les yeux exorbités d’un merlan frit balance  une  torche sur le  barbeau qui s’enflamme . Un chirurgien Hawaïen s’empresse, les arapèdes accourent,  mais Saint Pierre est déjà sur le lieu de la bouillabaisse .
 
 
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50 réflexions sur “Une vraie bouillabaisse

  1. La pieuvre est faite , tu ne manques pas d’ides et il n’y aura que les gobis pour ne pas comprendre le mot arapède 😉
    Bizzz et dégustation

    • c’est bien pour ça que j’ai mis la traduction entre parenthèses 😉
      Sympa ton commentaire poissonnier au fait Tuffette, mais non je ne te traite pas de poissonnière …

  2. 2011 Fr@l dit :

    Tiens « arapèdes » m’aurait fait penser à autre chose ……………………………………. ploum ploum … je reviendrai !
    Bizettes Juju
    Fr@ne la DéContesse

  3. Il y a de quoi remplir un bel aquarium ! Il y a plein de noms que je ne connaissais pas …Merci Juliette pour cette leçon de vocabulaire .. Bizzz

  4. En Normandie, on utilise couramment le mot « vigneau », non pas pour désigner une crotte de nez, mais un bigorneau. On ne sait pas y faire la boullabaisse, mais des harengs ou des maquereaux marinés. En Anjou, y’a pas la mer, alors c’est plus difficile. On pêche éventuellement du sandre dans la Loire qu’on prépare au beurre blanc. Enfin, je dis ça, mais je ne sais pas faire (ni pêcher, ni le beurre blanc) mais je sais très bien le manger. Bon OK, je tache presque toujours ma serviette et me coince une arrête dans le gosier. Mais sinon, ça se passe plutôt bien.
    🙂

  5. ẄWẄ dit :

    Un petit poisson, un petit oiseau
    S’aimaient d’amour tendre
    Mais comment s’y prendre
    Quand on est dans l’eau…

        • Voyons Nathou, le vigneau se mange toujours cuit. Voici la recette : Mode de cuisson des bigorneaux
          Ils nécessitent une cuisson brève et intense. Il faut tout simplement les plonger dans une casserole d’eau bouillante.

          Plusieurs techniques plus ou moins proches existent. La première est de porter à ébullition une marmite d’eau, d’y déposer les bigorneaux pendant 8 mn puis de les refroidir à l’eau froide. La deuxième est de mettre les bigorneaux dans de l’eau bouillante, d’attendre la reprise de l’ébullition et de compter 3 minutes. La troisième est de mettre les bigorneaux dans de l’eau froide, d’attendre le premier bouillon et de compter 4 minutes. La dernière est de porter à ébullition, de compter 6 minutes, de les retirer du feu et de les laisser refroidir dans leur eau de cuisson.
          Ton Bistro

        • ẄWẄ dit :

          Nathou, c’est trop mignon ça! Je suis désolée, mon Bistro, même expliqué de cette façon, je n’aime pas les bigorneaux… il est vrai que j’aurais dû spécifier « certains coquillages cuits » 😉

    • ẄWẄ dit :

      Voilà le texte intégral
      Juliette Gréco 1966

      Un petit poisson, un petit oiseau
      S’aimaient d’amour tendre
      Mais comment s’y prendre
      Quand on est dans l’eau
      Un petit poisson, un petit oiseau
      S’aimaient d’amour tendre
      Mais comment s’y prendre
      Quand on est là-haut

      Quand on est là-haut
      Perdu aux creux des nuages
      On regarde en bas pour voir
      Son amour qui nage
      Et l’on voudrait bien changer
      Ses ailes en nageoires
      Les arbres en plongeoir
      Le ciel en baignoire

      Un petit poisson, un petit oiseau
      S’aimaient d’amour tendre
      Mais comment s’y prendre
      Quand on est là-haut
      Un petit poisson, un petit oiseau
      S’aimaient d’amour tendre
      Mais comment s’y prendre
      Quand on est dans l’eau

      Quand on est dans l’eau
      On veut que vienne l’orage
      Qui apporterait du ciel
      Bien plus qu’un message
      Qui pourrait d’un coup
      Changer au cours du voyage
      Des plumes en écailles
      Des ailes en chandail
      Des algues en paille.

  6. deck007 dit :

    ça me fait penser que je dois passer chez mon hareng. Mais comme c’est un requin, il va me faire la raie, j’en suis sûr. (Elle est assez énorme, cette nullité là ?)

  7. Je nage en pleins délices…Moi qui croyais découvrir une bonne recette! J’adore lire tous les commentaires…je me délecte…de cette bouillabaisse ! Bonne nuit, Juliette et vous tous et toutes!

    • Moi aussi..je reviendrai..
      je vais aller dormir en songeant aux dessins de poissons..
      je les adore…
      Nage comme un poisson dans l’eau juliette ..
      Fais toi un bel aquarium qui deviendra océan..
      pense à toi…promis?

      Merci pour toute cette créativité débordante..ces bons moments de joies réelles au fil des semaines.. des saisons..

  8. Très amusante cette histoire de poissons qui se transforment
    en sushis !!
    Tu connais Neu! ? J’ai un album halluciné sans titre qui date de
    1971 : un régal, hé hé ! Presque une soupe de poisson…
    Bonne soirée à toi…
    .

    • Moi aussi je suis fan. C’est le premier, puisque le second s’intitule « Neu! 2 ». Mais ne pas confondre avec le « Neu! » noir qui est le 3ème de 1975. Tu suis ?
      🙂

      • c’est un sac de noeuds cette histoire de Neu !
        je ne connais que depuis deux ans Faradet et très peu , grâce à Gilles qui m’en avait parlé sur un billet et j’ai apprécié !

  9. Comme les chats aiment le poisson , je ne sors pas du sujet : Merci Juliette pour la très jolie vidéo du minou noir déposé sur mon blog . Bizzz et bon mercredi 🙂

  10. Tuxnux dit :

    Je vois que Bistroman cherche à noyer le poisson….
    Bon, pour la bouillabaisse, j’acquiesce.
    Pour le moins c’est une prouesse
    Et la Juliette c’est où qu’on la pêche?
    Oui celle qui nous donne toujours la pêche?

    Enfin c’est de la potion magique pour le marasme!
    La bouille en baisse?
    Bon J’arrête là, le poison rigolo 😉

    • Non Pat, je n’en ai plus, elle est finie, elle était bonne, hein !

      mais, je cale, je sature , je ne suis plus dans le coup , je suis un peu fatiguée d’écrire des bouillabaisses pour le moment …

      Gros bisous à toi et à tous 🙂

  11. 2011 Fr@l dit :

    Je viens revoir tes poiscails lol ! et vérifier que ton blog me reconnait, apparemment oui, car j’ai essayé « Opéra » chez moi bin il m’a collée en « inconnue » dans les coms et sans avatar, j’ai viré Opéra, j’ai mis Mozilla … à suivre, passionnant n’est-il pas ? Bizettes et bon WE
    Fr@ne

  12. Hier soir sur Arte, 2e épisode de l’ émission sur les années rock. Les années 80 étaient à l’ honneur avec notamment Joy Division et Ian Curtis… Bisous pour toi Juliette. N’ hésite pas à passer par les Nouveaux Mondes !

  13. JUJU!!! Stp , rien à voir avec la bouille à Besse mais suis dans la panade ..j’ai besoin de tes lumières ..un jour chez Pat tu m’as dit savoir corriger tes coms une fois publiés chez autrui … tu me spliques stp? Mais parle lentement et articule bien , heing , parce que je comprends pas tout d premier coup moi ..tu sais bien , heing?!
    Tiens exprès , je fais une fôte chez toit …toi titouche pô t’as pas le droit amis tu me spliques et moi je la corrigerai , ok?! 😉

    Bizzz et heure et cas!

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