Poèmes d’une autre époque

           
Il lui offre un écrin en velours d’un rouge chatoyant. Elle l’ouvre croyant à un bijou, mais est désappointée. Il est vide…Elle ne voit pas qu’il y a mis son coeur rempli d’amour pour elle…

 Mon doux secret est au chaud dans mon cœur. Il y sommeille depuis longtemps. Je ne veux pas le réveiller car j’ai trop peur qu’il ne le quitte éternellement….  

Un baiser me suffirait, un comme tu me faisais, avant de m’enfouir au fond de tes pensées. Un tendre tu me disais. Tu sais, j’ai  pas oublié, pourtant il est loin ce temps passé où tu me donnais des baisers …

Elle l’a connu, il l’a émue. Elle l’a aimé de tout son cœur. Elle croyait que lui aussi l’aimait de tout son cœur.  Elle ne savait pas que ce n’était que du désir. Elle le désirait aussi mais elle l’aimait tant. Elle n’imaginait pas que son désir assouvi, il ne penserait plus à elle. Elle souffre tant de cet oubli. Elle, elle n’a pas oublié, elle essaye, elle ne peut pas …Elle espère seulement qu’avec le temps sa peine foute le camp …     


 

 Bientôt je t’aurai oublié

Bientôt j’aurai plus rien pour toi

Bientôt tu seras plus dans pensées
Bientôt très bientôt je crois
Bientôt mon chagrin se sera envolé
Bientôt je serai à nouveau moi     

Bientôt je te regretterai  …


 Y’a un petit trou dans son coeur
il lui donne encore du chagrin
il en coule quelques larmes
il les essuie  vite avec sa main
mais ce n’est plus un drame
seulement une vague douleur …

Toi  et moi  on  est comme  deux  doigts  de  la main
Un  quart  de siècle  qu’on  est  ensemble  sur  le  chemin
On a pas vu  défiler ces  longues  et  courtes  années
Nos  routes  se  sont entrecroisées 
 Et  ne  se  sont  plus  démêlées
Toi  et moi on  a  roulé  nos bosses
Rencontré  des  fées  Carabosses
On  en  a  vu  de  toutes   les couleurs
Des  vertes  et  des  pas  mûres
On  en a  prit des  bittures
On  en  a  coulé  des  moteurs !
 Mais  toi  et moi  on  tient  toujours  la  route
Et quand  l’un de  nous  deux  titube  et  doute
L’autre  le  soutient et  le  secoue
On  s’enguirlande  souvent  comme  des  vieux  loups
Pourtant  on  chante  encore  comme  des  coucous
 Pleins  d’amour et  de  vin   fou …

Un jour si ça me pète
Je  prendrai la poudre d’escampette
Je rencontrerai des poètes
Ils me conteront fleurette
On ira dans des guinguettes
On racontera des blagounettes
Des gars  joueront de la trompette
On chantera à tue-tête
On sera un peu pompettes
On se couvrira de bisettes
On fera des galipettes
Dans des champs de pâquerettes
Ce sera chouette …


C’est un p’tit bonhomme haut comme trois pommes …

II somnole à l’ombre d’un pin parasol .

 Il vient de réussir un splendide vol,  un inespéré pactole sur un riche autochtone qui ne le traite pas  comme un homme …

De quoi être autonome, de quoi pouvoir  redresser les épaules, de quoi partir retrouver sa Madone qu’il aime plus que tout au monde, sans laquelle il n’est plus qu’une ombre …

 Mais … une cloche sonne le tire de son doux somme … Alors il finit vite son cône et demande l’aumône

 Pas plus con qu’un autre ce bonhomme et pas plus  » petit »  que bon nombre …

Seulement une couleur de peau différente de la norme…

Publicités

10 réflexions sur “Poèmes d’une autre époque

  1. francis dit :

    difficile de t’oublier Juliettes ,de beaux textes romantiques avec des notes de nostalgie!
    bonne semaine ,francis

  2. Soleil dit :

    ah  les rolling stones  hum   oui  la nostalgie  enfin  bon non ce qui est passé est passé  allons voir demain et  en attendant  passons bien aujourd’hui  bisous  

  3. Juliette dit :

    Mais bien sur Monique qu’il ne faut pas vivre dans le passé , mais ce n’est pas parce qu’on est nostalgique de certaines choses que l’on vit dans le passé , ce sont de brefs moments c’est tout !
     
    Liré 1522-Paris 1560 : Joachim du Bellay
    Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
    Ou comme celui-là qui conquit la toison,
     Et puis est retourné, plein d’usage et raison
    ,Vivre entre ses parents le reste de son âge !
     Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
     Fumer la cheminée, et en quelle saison
    Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
    Qui m’est une province et beaucoup davantage ?
    Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux
    Que des palais romains le front audacieux,
     Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine,
    Plus mon Loire gaulois que le Tibre latin,
     Plus mon petit Liré que le mont Palatin,
    Et plus que l’air marin
    La douceur Angevine
     
    Regrets
     
    Tu connais sûrement la chanson faite avec ce poème qui passe tout le temps à la radio en ce moment ??
     
     
     

  4. marie dit :

    Bonjour Juliette…
    je n’ai que peu de temps…mais j’ai tenu quand même à te faire un petiti coucou rapide …
    Comme d’habitude, ta façon d’écrire, j’Aime….et comme tu l’as mis sur l’un de mes billets….
    la vie est une source de petits bonheurs….et apprécions d’avoir eu ce genre de bonheur là…bien sûr tout ce qui est doux et beau… est source de nostalgie quand on a l’impression de l’avoir perdu…mais ça nous a nourrie et c’est grâce à ces moments que notre coeur est chaud et doux, et non sec et froid!!!!
    bisous
    à bientôt
    marie

  5. Babel dit :

    ne gardons que les beaux souvenirs.. ils enrichiront
    notre mémoire et ns retrouverons le sourire, plus tard,
    en les évoquant..
    bon w-end, la belle..
     

  6. la fllibust dit :

    j’adore ce que tu as écris en rouge de "elle l’a connu … sa peine foute le camp", je me sens super proche de tout ce qui est écrit en rapport avec mon ex histoire d’amour, pas celle de maintenant si belle et douce. bisoutinette tite juliette byebye

  7. Juliette dit :

    Bien sur Monsieur , que je pense reconnaître, tu as bien résumé ce que je pense qu’être nostalgique n’empêche pas de vivre le présent à condition de ne pas se prélasser dans les souvenirs …

Les commentaires sont fermés.